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L’ISLAM S’EST-IL RÉPANDU PAR L’ÉPÉE ? Spécial

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Nombreux sont les intellectuels occidentaux qui ont évalué à sa juste mesure la civilisation musulmane. Ainsi, Gustave Le Bon, le psychologue et historien français, note dans sa Civilisation des Arabes : « Les conquêtes des Arabes présentent un caractère particulier qui les distingue de toutes celles accomplies par les conquérants qui leur ont succédé. D'autres peuples, tels que les Barbares, qui envahirent le monde romain, les Turcs, etc., ont pu fonder de grands empires, mais ils n'ont jamais fondé de civilisation, et leur plus haut effort a été de profiter péniblement de celle que possédaient leurs vaincus. Les Arabes, au contraire, ont créé très rapidement une civilisation nouvelle fort différente de celles qui l'avaient précédée, et ont amené une foule de peuples à adopter, avec cette civili­sation nouvelle, leur religion et leur langue. Au contact des Arabes, des nations aussi antiques que celles de l'Égypte et de l'Inde ont adopté leurs croyances, leurs coutu­mes, leurs mœurs, leur architecture même » [1].

Dans un autre passage, il écrit : « Loin donc d'avoir été imposé par la force, le Coran ne s'est répandu que par la persuasion. Il est évident d'ailleurs que la persuasion seule pouvait amener les peuples qui ont vaincu plus tard les Arabes, comme les Turcs et les Mongols, à l'adopter. Dans l'Inde, où les Arabes n'ont fait en réalité que passer, le Coran s'est tellement répandu qu'il compte aujourd'hui plus de cinquante millions de fidèles. Leur nom­bre s'élève chaque jour ; et, bien que les Anglais soient aujourd'hui les souverains du pays, bien qu'ils y entretiennent une véritable armée de missionnaires destinés à convertir au christianisme les mahométans, on ne connaît pas un seul exemple authentique de conversion ayant couronné leurs efforts »[2].

Le Prophète, paix sur lui, durant ses treize années passées à la Mecque sa mission ne se pratiquait que par la sagesse et la bonne exhortation. Les fruits donnés par cette période sont les meilleurs de toute sa longue mission. D’ailleurs, une grande partie de l’élite intellectuelle de la cité sacrée se rallia à sa religion.

Les compagnons appartenaient à toutes les classes sociales [3]. Contrairement aux idées reçues, une partie non négligeable des classes aisées défendirent le message coranique. Donc, ce n’était d’aucune sorte une révolution des pauvres contre les riches, comme le sous-entend l’analyse marxiste de la lutte des classes. Seule la parole de Dieu gagna les cœurs de ces braves.

Les plus démunis subirent les pires supplices de la part des notables mecquois. Le cas de Bilâl est dans toutes les mémoires. Même les personnes les plus endurcies ne pouvaient supporter ces cruautés. L’unique explication qu’il est possible de fournir concernant leur attachement à cette religion résulte de leur conviction.

Les compagnons avaient la ferme certitude qu’ils défendaient la voie de vérité. Ils résistèrent à ces tortures telles des montagnes solidement enracinées malgré leur indigence et leur faible nombre. D’ailleurs, ces persécutions étaient si brutales qu’une partie d’entre eux dut s’exiler en Abyssinie [4].

Cette période mecquoise n’a pas enregistré une seule apostasie. Dieu sait combien étaient grandes les tentations agitées par la pègre polythéiste, mais nul n’a succombé aux chants de ces sirènes de mauvais augure. Les compagnons étaient semblables à l’or massif que le feu n’a d’effet sur lui que de le faire briller davantage.

Ceci étant dit, revenons au cœur de notre sujet. Cette étude sur la guerre en Islam s’intéresse aussi bien au côté théorique que pratique. Ce que nous voulons signifier par le côté théorique, ce sont les textes sacrés qui traitent de la question de la guerre.

Plusieurs versets du Coran abordent directement le combat physique. Ce fait est indéniable. Il en est de même de la tradition prophétique.

Qui médite en profondeur ces textes sacrés se rend compte que le djihad ou la guerre sainte est l’une des actions les plus nobles que Dieu prescrit à Ses serviteurs. Le combattant musulman, ainsi décrit, obéit à l’éthique chevaleresque la plus remarquable qui soit. Le combat qu’il doit mener a pour finalité d’atteindre les sommets du perfectionnement moral.

Le combattant musulman doit se maîtriser avant la bataille, pendant celle-ci et après l’arrêt des hostilités. Avant l’engagement, il doit purifier son intention. Aucun intérêt personnel ne doit motiver son acte. Il ne doit pas, non plus, défendre des intérêts ethniques et encore moins patriotiques.

Le musulman doit d’abord soumettre entièrement sa personne à son Créateur. Cette soumission se manifeste par la mise en pratique des commandements inscrits dans les textes sacrés. Ainsi, il doit impérativement cesser le combat si les conditions requises par la révélation ne sont pas vérifiées. Ces conditions concernent aussi bien les situations de victoire que les soirs de défaite.

Le musulman ne doit jamais succomber à ses instincts au cours de sa lutte contre ses ennemis. De ce fait, aucune vengeance ne doit envahir son esprit ni animer son action. Aussi, dès la fin du combat, il doit vaincre son appétit de victoire.

Sa réussite, il ne la tient que par la grâce de Dieu, il doit se montrer humble et discret. Le djihad est de ce fait l’effort le plus accompli en vue d’atteindre le but le plus sublime : parvenir à la satisfaction de Dieu.

À suivre, la 3ème partie, par la grâce de Dieu.




[1] http://classiques.uqac.ca/classiques/le_bon_gustave/civilisation_des_arabes/Arabes_Livres_1_2.doc

[2] Ibid.

[3] Sâlih Ash-Shâmî, Min ma‘în as-sîra, p. 40. 

[4] Ibn Hishâm, As-Sîra, t. I. p. 343. 

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