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LE LAÏCISME : L’HYDRE DE LA RÉPUBLIQUE Spécial

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Le laïcisme est une idéologie politique qui vit le jour dans un contexte particulier en Europe. Il apparut à la suite des graves contradictions internes dans lesquelles vivait cette partie du monde. Dans notre analyse, nous nous intéresserons principalement à la clarification de cette philosophie proprement matérialiste. À cet égard, nul n’est censé ignorer le débat houleux et passionné que suscita la laïcité ces dernières années. Dans tous les cas de figure, nous arrivons de manière cyclique au même constat : la laïcité est menacée par la présence des musulmans sur le territoire national. L’énigme est de savoir la raison de cette méfiance.

L’octogénaire et non moins sénile, Philippe Tesson, déclare verbatim : « D'où vient le problème de l'atteinte à la laïcité sinon des musulmans ? On le dit ça ? Et bien moi, je le dis ! [...] Je rêve ou quoi ? C'est ça notre problème actuellement, c'est les musulmans qui mettent en cause la laïcité ! Ce n’est pas les musulmans qui amènent la merde en France aujourd'hui ? Il faut le dire, quoi ! »[1]. En quoi consiste donc cette dame laïcité qui se trouve dans une situation fâcheuse par rapport aux musulmans vivant en France ? C’est ce que nous essayerons de mettre en évidence dans cette première partie.

Naissance d’une IDÉOLOGIE politique

Comme toutes les notions et les conceptions philosophiques comme la modernité, l’égalité, la justice, etc., il est très difficile de mettre tout le monde d’accord. La notion de laïcité n’échappe guère à cette règle. Chacun y va de sa petite définition. En effet, quand nous nous y approchons de près, nous apercevons des représentations très différentes d’un penseur à l’autre. Évidemment, chacun prétend détenir la recette magique.

Ces querelles d’universitaires futiles et ces débats sans fin inutiles ne nous intéressent pas. Nous nous focaliserons donc sur l’essentiel. Dans sa conception générale, la laïcité renvoie le plus souvent au principe de séparation entre l’Église et l’État. L’Église représente ici toutes les instances religieuses ainsi que toutes les croyances, quant à l’État, il symbolise les pouvoirs publics. Cette définition pragmatique pose des problèmes de cohérence rationnelle. Gardons cela à l’esprit, nous y reviendrons plus loin de manière détaillée.

De nombreux musulmans pensent, à tort, que la laïcité est une idée claire et consistante. Ils s’imaginent que les défenseurs de cette idéologie savent exactement à quoi elle fait référence. Déjà si les chercheurs dans leurs tours d’ivoire ont un mal fou à s’entendre sur une définition commune, que dire alors de la personne lambda abreuvée par la publicité et les émissions de la téléréalité ?

Cette frénésie populiste que nous voyons se développer autour de la laïcité est le symptôme d’une hystérie collective. Les élites effrayent la populace et lui font miroiter le risque de perdre ce bien précieux, mais qui reste néanmoins mystérieux. La laïcité est exposée comme une perle précieuse dont il faut s’occuper avec soin, comme si cette notion était notre raison d’être. D’ailleurs, elle l’est pour certains comme Luc Ferry et Vincent Peillon[2]. Tous deux ont déclaré avec des formulations différentes que la laïcité est la religion de l’État. Nous faisons face à de l’incohérence qui n’a honte de rien. Ils chassent la religion par la porte puis ils la font revenir par les chiottes.

La conception la plus répandue de l’idéologie laïque se manifeste à travers la séparation du sacré et du profane. Grosso modo, on nous apprend que le sacré est d’ordre privé et le profane appartient à l’État. Ainsi, chacun est libre de croire en la religion qu’il veut tant qu’il respecte le Code civil. Dans cette hiérarchisation, l’État se positionne au-dessus de tout le reste. De même, dans ce contexte, la laïcité est devenue le sacré qui manquait aux pouvoirs publics pour exercer leur domination de manière occulte. Désormais, les prêtres ne sont plus à l’Église, ils siègent au parlement. De ce fait, le système de domination est resté le même, on a juste transféré les pouvoirs.

Les esprits qui ont façonné cette mise en scène misent pratiquement tout sur l’ignorance et la perversité de la plupart de leurs concitoyens. En parlant de la puissance de Pharaon et de son autocratie, le Coran nous apprend : « Ainsi abusa-t-il de son peuple qui lui obéit, car il n’était qu’un peuple de scélérats » (L’Ornement, 54). Quand le peuple se laisse guider par une bande de truands en col blanc, il n’obtient que ce qu’il mérite.

La séparation de l’Église et de l’État n’est en fin de compte que l’arbre qui cache la forêt. Cette séparation qui se veut procédurière (pas de foulards islamiques dans les bâtiments publics, pas de prosélytisme, neutralité de l’État, etc.) n’est que la partie visible de l’iceberg. Nous ne pouvons comprendre les raisons de ce divorce que par l’étude approfondie des racines sur lesquelles il repose.

La modernité occidentale qui engendra la laïcité prend racine sur le paradigme qui consiste à déconstruire tout ce qui était homogène dans les systèmes anciens. La religion se sépare de l’État, le droit se dissocie de la morale et la raison de la révélation.

En Islam, ce type de séparations est absurde, car tous les liens que le musulman établit que ce soit sur le plan vertical avec Dieu ou sur le plan horizontal avec ses semblables sont régis par la révélation. Toutefois, il n’existe dans la religion musulmane aucun ordre clérical. Il n’y a pas un monde profane et un autre sacré étant donné que tout appartient in fine à Dieu. De surcroit, l’exercice de la politique en Islam n’est pas assuré par la caste des savants. D’ailleurs, ces derniers appartiennent pleinement à la société civile.

Ceci étant dit, revenons au cœur de notre sujet. Où se trouve le souci de la laïcité comme égérie du système politique qui impose sa loi à toutes les autres sphères ? Le problème se trouve dans ses racines ontologique (existence), épistémologique (connaissance) et axiologique (valeur).

Pour simplifier, la laïcité résulte d’un contexte historique qui fut propice au développement de cette idéologie. Elle s’invita à la table des maîtres quand l’Église était à l’agonie. Pour renforcer son ancrage dans l’espace public, ses partisans ont récupéré la fonction clé exercée, jusqu’à alors par le clergé, à savoir le domaine de l’éducation au sens large. Depuis, l’école gratuite et obligatoire est la pierre angulaire de la laïcité. C’est ainsi qu’elle fonda sa légitimité.

La laïcité naquit donc d’une séparation douloureuse. Les pères de cette idéologie prirent la précaution de l’implanter dans l’esprit de la nation de sorte que celle-ci puisse partager le même récit. La séparation de la religion et de l’État provoqua un déséquilibre profond sur le plan spirituel. Il convient de noter que par sa nature, l’être humain aspire au transcendant. Alors, on tenta de remplacer le vide spirituel par quelques subterfuges qui ne résistent qu’en tant de guerres comme l’amour de la patrie ou de la nation.

Cependant, il en faut plus à l’être humain pour qu’il oublie sa misérable existence en tant de paix. L’idéologie laïque s’empara alors de pratiquement tous les domaines de la vie et les a extraits de leur origine véritable. La conduite de la politique, les projets socio-économiques, les codes culturels, les normes de l’épanouissement personnel, et surtout le verrouillage du système éducatif furent les principaux chantiers de cette pensée anesthésiante.

Les gardiens de la laïcité, de manière consciente ou non, ressassent sans cesse la même formule incantatoire : la laïcité est un espace de libre expression qui permet à chacun d’exister par sa différence. En effet, c’est avec ce maquillage dégoulinant qu’on nous présente dame laïcité. À vrai dire, les défenseurs naïfs de cette idéologie, y compris les intellectuels musulmans, sont loin de saisir le danger de cette croyance virale quand elle devient totalitaire.

Quand on sépare l’éducation de ses racines religieuses et le droit de la morale sur laquelle il se fonde, on aboutit à une société qui érige les passions et les désirs en des finalités. La laïcité totalitaire abolit les frontières entre le Bien et le Mal, car tout se vaut. Toutes les croyances sont admises, même les plus absurdes. C’est la raison pour laquelle nous assistons à des crises identitaires en permanence. La norme morale religieuse n’est plus dictée par le transcendant, elle se manifeste à travers les pulsions et les exaltations de l’égo. Ceci a conduit à la libération des mœurs, à l’éclatement de la cellule familiale, à la concurrence victimaire, à la valorisation des communautés excentriques (homosexuels, femens, punks, etc.) au culte du divertissement abrutissant, à la désinformation assumée, à la concurrence déloyale, à la perte de repères et au nihilisme psychologique.

Les valeurs prêchées par le christianisme furent effacées, voire dénaturées au fur et à mesure. L’homme moderne devint, ce dont il a toujours rêvé, la mesure de toute chose. Comme annoncée ci-haut, la laïcité comprise comme un espace de vie commune ne dévoile que le côté attrayant du système. Notre objectif est de creuser dans les profondeurs de cette idéologie afin de mettre en évidence sa véritable nature.

La majorité des musulmans restent médusés par l’interdiction du foulard, notamment à l’école au nom de ce principe de laïcité. La polémique qui jaillit autour de cette affaire montre à quel point ce principe est vaseux et inconsistant. Il est semblable à une pâte à modeler qu’on forme à sa guise suivant les circonstances. Effectivement, en quoi porter un vêtement qui renvoie à une religion est-il inacceptable ? À priori, la laïcité est instaurée et institutionnalisée pour laisser chacun exprimer sa différence. Cependant, une paire de Nike pose beaucoup moins le problème de la diversité qu'un vêtement porté pour symboliser une certaine conception de la pudeur. La musulmane doit donc s’assimiler à la masse pour pouvoir bénéficier de son droit à l’instruction.

On se réfère à cette idée de laïcité dès lors qu’on sent que les bases de l’État sont en danger. En effet, ce qui effraie cette meute de laïcards n’est pas le bout de tissu porté par les musulmanes, qui assument parfaitement ce choix, ce qui les bouleverse c’est autre chose. Ils sont terrifiés par le symbole qu’il représente et les conceptions qu’il véhicule. Comment se fait-il que ces femmes nées en France pour la plupart et émancipées, suivant leurs standards de l’émancipation, refusent de copier le modèle de base de la femme libre et libérée ?

Cette question reste une véritable énigme pour les vrais protecteurs de ce système. C’est la raison pour laquelle notre propos ne va pas s’intéresser à la laïcité conçue comme une solution au vivre ensemble. Le véritable problème est ailleurs. Notre propos va plutôt situer le curseur sur ce qu’il convient d’appeler la bataille idéologique pour une laïcisation totale de la société.

La laïcisation totale est un processus qui introduit trois coupures majeures pour l’être humain. La première coupe la relation entre la gouvernance et la religion, la seconde coupe l’action humaine de sa portée éthique et la troisième coupe la vie matérielle de la vie éternelle. Ce processus permet de transformer l’être humain en une créature égocentrique, avide de désirs éphémères et foncièrement insatisfaite. Ce rouleau compresseur est une machine qui vise à éliminer toute velléité de résistance. La plupart des gens ne se rendent même pas compte de cette réalité palpable.

L’objectif de ce processus est de transformer l’être humain en une marionnette facilement manipulable. On leur fabrique un récit commun, des objectifs similaires et des projets identiques. Tout le monde rêve de posséder une énorme maison, une voiture de luxe, des Bimbo interchangeables pour satisfaire ses désirs, faire la fête tous les soirs et une situation financièrement confortable. Bien que la plupart savent pertinemment qu’ils n’atteindront jamais ce rêve éveillé, mais ils y croient dans un coin de leur tête malgré tout. Le processus de transformation est tellement puissant qu’il empêche de réfléchir hors de ce cadre.

Ce processus est loin de concerner seulement les non-musulmans. Les musulmans figurent parmi les premières victimes de ce système. La question la plus récurrente que les musulmans encore conscients de leur islamité se posent est de savoir s’ils ont le droit de se procurer une maison par le biais d’un prêt bancaire. Ils savent pertinemment que l’usure est interdite, mais ils se persuadent qu’il existe peut-être une astuce voire une ruse pour contourner cette interdiction. D’ailleurs, il existe des prêcheurs qui vont dans ce sens et invitent les musulmans à renforcer leurs patrimoines par le biais de l’intérêt usuraire[3]. La voie vers une société de moutons est en phase de réalisation.

À suivre in shaa Allah



[1] Le Monde.fr | 16.01.2015 à 20 h 18

[2] Tous deux furent d’anciens ministres de l’Éducation nationale.

[3] Tapez sur YouTube : intérêts halal. 

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