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LE PROJET DE LAÏCISATION TOTALE Spécial

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Ce qui est perfide dans ce projet de laïcisation totale n’est pas le matraquage médiatique ou l’agressivité rageuse des pouvoirs publics. Ces signes extérieurs ne sont pas dangereux, ils sont même nécessaires à notre réveil. Ce qui est dangereux, en revanche, c'est la diffusion soft des valeurs matérialistes dans les cœurs et le formatage des esprits. Une fois enracinée, il devient très difficile de les déloger. Quand une femme n’a que ce rêve de ressembler aux prostituées exposées sur les panneaux publicitaires, on est alors arrivé au terminus du processus de transformation et tout le monde descend.

Les valeurs de transformation se diffusent à travers tous les canaux. Prenons l’exemple du cinéma hollywoodien. Les films du box-office mettent en évidence un héros qui reprend les qualités du surhomme nietzschéen (fort, beau, rapide et riche) qui séduit les femmes et qui se situe au-dessus des règles morales les plus basiques. Le rôle du méchant est souvent attribué à un musulman extrémiste, bête et exécrable.

Par ailleurs, on éduque les enfants depuis leur sevrage à mettre en scène l’exaltation du moi. Ensuite, on s’étonne de constater que les adolescents deviennent égoïstes, voire sadiques pour certains. Dès leur plus jeune âge, ils furent nourris avec des images qui mettent en relief la ruse, la violence et l’hypocrisie. Ils réalisent de ce fait la maxime de machiavel qui consiste à tout mettre en œuvre pour arriver à ses fins.

Toujours dans ce processus de déracinement, le système met en avant les images qui façonnent le récit collectif. Les magazines qui vendent le plus sont ceux qui exposent la nudité des célébrités. Les gens sont avides de ce genre d’informations qui n’ont absolument aucune utilité. Toutefois, c’est cette invitation dans l’intimité crasse des autres qui fait le buzz et alimente les réseaux sociaux. Les gens consomment ces détritus avec voracité sans la moindre gêne ni la moindre retenue. Leur vie est si misérable qu’ils ont besoin de vivre leurs phantasmes et leur frustration par procuration.

Que dire alors de la consommation programmée ? La vie moderne nous offre un panorama étrange. Nous avons l’impression de vivre dans un roman kafkaïen. Toute la société reproduit les mêmes schémas sans savoir pourquoi. Tout le monde achète la même chose au même moment et au même endroit (fêtes de fin d’année puis la série est longue pour toutes les citer). Tout le monde vit au-dessus de ses moyens et se procure ce dont il n’a pas besoin. Au point que le gaspillage est devenu une valeur et un signe de la réussite sociale.

Tous ces exemples que nous venons de citer pour illustrer de manière concrète notre propos englobent une majorité de musulmans qui font la Prière à l’heure, écoutent les prêches sur internet, pratiquent le jeûne au-delà du mois de ramadan, s’acquittent de leur Zakât et accomplissent le Pèlerinage. C’est cette séparation entre une vie vouée à Dieu et une autre beaucoup plus dense consacrée à des penchants grégaires que nous pointons justement du doigt. Nous avons l’impression de vivre dans deux mondes parallèles injoignables. C’est exactement cela le processus total de laïcisation.

Ce processus se répand comme une trainée de poudre dans tous les compartiments de la vie. Il prend en charge même la vie spirituelle. À tel point qu’il nous semble difficile de vivre autrement. Ce qu’il convient de comprendre c’est l’évolution progressive de cette idéologie. Beaucoup pensent que c’est un principe figé et statique. En réalité, il n’en est rien. Ce qui était par exemple admis il y a quelques années ne l’est plus aujourd’hui et inversement. Ainsi, ce qui était honteux, voire répréhensible, est devenu une marque de fabrique. De plus, le domaine de la vie privée n’est pas clairement dissocié de la vie publique. Cette confusion alimente davantage l’appétit de cet ogre insatiable.

Dès ses débuts, le projet de la sécularisation des sociétés s’est orienté dans deux directions : l’une est humaniste et l’autre est matérialiste. La première orientation centre le discours sur les droits de l’Homme et plus précisément de l’homme occidental. La seconde orientation, qui s’est appuyée sur le darwinisme social, centre le discours sur la matière qui considère la réussite matérielle comme la finalité ultime de l’être humain. Cette seconde conception a pris le dessus sur la première.

La vision matérialiste utilise même la conception humaniste pour légitimer son action. Dans cet ordre d’idée, il convient de savoir que les forces coloniales avaient une mission civilisatrice vis-à-vis des colonisés oubliant au passage les immenses richesses qu’ils ont amassées et les destructions ravageuses qu’ils ont laissées derrière eux.

Tout ce qui va découler de cette orientation idéologique émane de cette idée que l’Homme est un animal comme un autre. De ce fait, il devient possible et même nécessaire de l’utiliser comme moyen pour arriver à toutes les fins possibles et imaginables. L’économie de marché n’est en fin de compte que la réalisation organique de ce projet. La Déclaration des droits de l’Homme est le texte qui permet à une élite de museler la majorité en ayant son consentement.

Dans le processus total de laïcisation, tout s’achète même la dignité. La relation sexuelle est tarifée et ne gêne plus personne, le cas de DSK est dans tous les esprits. On achète des voix pour gagner des élections. On achète le silence pour éviter les scandales. On achète le ventre et l’utérus des mamans pour avoir des enfants. On pense acheter du bonheur avec les drogues. Certains pensent même dans leur folie mégalomaniaque acheter la vie éternelle. Des tarés investissent des milliards de dollars dans des laboratoires scientifiques pour accéder à ce Graal. Chaque individu dans cette société ne poursuit que ses intérêts narcissiques et la réalisation de ses désirs les plus burlesques.

La laïcité qui n’occupait qu’un espace restreint se limitant aux tâches administratives et bureaucratiques envahit peu à peu l’espace privé. Auparavant, les gens travaillaient, se mariaient et rêvaient dans un cadre régi par les principes moraux du christianisme. Il fut un temps où il était inconcevable pour un père d’autoriser sa fille à avoir des amants même si lui-même n’était pas exemplaire au niveau de sa conduite. Désormais, ces pratiques obscènes sont parfaitement admises par la société ambiante. Ce père qui était soucieux de l’éducation de sa fille est considéré de nos jours comme rétrograde, ou peut-être même obscurantiste, par la nouvelle police des mœurs.

Autrefois, un banquier pouvait défendre avec acharnement le système libéral, mais il pouvait aussi s’investir dans des œuvres caritatives. La transformation relativement lente et progressive du système des valeurs chez ce même banquier va le pousser à changer l’organisation caritative en une entreprise lucrative. Ainsi, des personnalités publiques souhaitent cyniquement longue vie aux Restos du cœur, car cette institution leur permet de faire la promotion de leur spectacle[1].

La laïcité qu’on nous vend qui consiste à séparer la vie privée de la vie publique n’est plus d’actualité, car le darwinisme social a pratiquement détruit les valeurs spirituelles. Il faut entendre par là que les principes de transcendance qui permettent à l’individu de dépasser sa nature matérielle sont en phase d’élimination. Ce projet diabolique dépasse de très loin les apôtres de la laïcité. Ils ne se rendent même pas compte des métamorphoses profondes que ce système provoque.

Quant à nous, nous concevons le projet de la laïcité dans une perspective globale. Elle va au-delà de la simple fragmentation des cercles : l’un privé et un autre public. En conséquence, il est nécessaire que l’un des deux cercles prenne le dessus, car les individus qui les animent sont individuellement indivisibles.

Les hommes politiques qui accèdent à la gouvernance de l’État défendent des idées de la sphère des valeurs auxquelles ils se rattachent. De ce fait, un homme politique profondément chrétien ne peut valider une loi qui va à l’encontre de ses convictions religieuses. Par conséquent, la dimension privée agit sur la dimension publique. L’inverse est aussi vrai. La vie publique impacte aussi la sphère privée.

Dans le même ordre d’idée, un responsable politique peut troquer ses convictions religieuses pour accéder à un poste de direction au sein de son parti. Actuellement, nous assistons davantage à l’effacement des valeurs personnelles au profit d’une meilleure situation sociale. De ce fait, la sphère publique prend le dessus sur la sphère privée.

Quand nous affirmons que l’État est neutre, nous sommes confrontés à une contradiction flagrante. En effet, l’État n’est autre que les individus qui le constituent. Il est formé des administrateurs et de leurs administrés. En d’autres termes, l’État est une entité juridique formée, d’une part, par des responsables publics (Président, parlementaires, ministres, justice, armée, etc.) et d’autre part, par la société civile (individus, familles, associations, entreprises, etc.). Quand on parle de la neutralité de l’État, on vise les responsables publics, mais ces responsables publics appartiennent aussi à la société civile. Bref, tout s'imbrique.

Ce qui oriente en priorité la responsabilité d’un individu ce sont ses convictions personnelles. Ainsi, quand le chef de l’État affirme que le port de signes religieux à l’école est interdit, il admet, de manière consciente ou non, que ces signes sont mauvais donc il n’est plus neutre. À vrai dire, la neutralité est une position impossible chez l’être humain, car même lorsque nous refusons de donner notre avis, cette situation est aussi une prise de position à l’image du vote blanc ou de l’absence de voter.

À suivre in shâ’a Allah.



[1] Gad El Maleh en l’occurrence. 

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