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LE CALCUL ASTRONOMIQUE ET LES MOIS LUNAIRES Spécial

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La question du calcul astronomique est très ancienne dans le droit musulman. Très tôt, les juristes se sont intéressés à la manière de déterminer le début et la fin des mois à caractère cultuel (particulièrement ramadhân, shawwâl, dhû al-hidjja). De nos jours, cette question revient comme un rituel au début et à la fin de chaque mois de ramadhân. Certains juristes y sont favorables alors que la majorité d'entre eux oppose farouchement son véto sur cette question.

Depuis quand cette question est-elle à l'étude auprès de juristes ? Qui sont les savants qui défendent le calcul astronomiques ? La vision du croissant lunaire à l'œil nu est-elle le seul moyen pour définir le commencement et la rupture du jeûne ou peut-on avoir recours aux instruments technologiques comme le télescope ? Dans cet article, nous tenterons de répondre à ces questions.

Parmi les tous premiers juristes à avoir adopté le principe du calcul astronomique figure Ibn al-Shikh-khîr. Ce savant de renommé, comme le relève Dhahabî, vécut dans la seconde moitié du premier siècle de l'hégire, il mourut en 95 h. Cet avis fut suivi par les célèbres juristes shaféites Ibn Suraydj (m. 306) et Abû Tayyib At-Tabarî (m. 450 h.) Ce dernier est à ne pas confondre avec le célèbre exégète Abû Dja'far At-Tabarî. Ces avis furent rapporté par An-Nawawî dans son encyclopédie juridique Al-Madjmû' (t. 6, p. 270) et Ibn Hadjar dans son commentaire du recueil d'Al-Bukhârî, le fameux Fath al-Bârî (t. 4, p. 122).

D'une manière générale, l'avis qui prend en considération le calcul astronomique est largement minoritaire chez les savants anciens, ce d'autant plus qu'ils ne le rendent pas obligatoire. Ils défendent seulement la légalité de cette méthode d'observation. Par ailleurs, dans le droit musulman, ce qui fait jurisprudence n'est pas forcément l'avis majoritaire mais la force de l'argument exposé.

Quant aux savants contemporains, ils sont un certain nombre à admettre le calcul astronomique, parmi lesquels figurent : Ahmad Shâkir, Al-Qardhâwî, Mustaphâ Az-Zarqâ, Ibn Manî' et d'autres. Ils s'appuient sur plusieurs arguments pour justifier cet avis, en voici les principaux :

1. Les partisans du calcul astronomique se basent notamment sur les versets suivants :

- « Le soleil et la lune au calcul obéissent », (Le Tout-Miséricordieux, 5).

- « C'est Dieu qui a fait du soleil un flamboiement, de la lune une lumière, qu'Il mesure en stations pour vous faire connaître le nombre des années et le calcul », (Jonas, 5).

- « Du jour et de la nuit, Nous avons fait deux signes ; Nous effaçâmes le signe de la nuit et fîmes celui du jour propice à la clairvoyance, pour vous permettre de quêter quelque grâce de votre Seigneur, et de connaître le nombre des années et le calcul. Nous articulons tout avec précision », (Le Voyage nocturne, 12).

Dans ces textes sacrés, Dieu affirme avoir créé le soleil et la lune dans le but de mesurer le temps avec exactitude. Le mois de ramadhân fait naturellement partie de cet espace temporel qu'il convient de déterminer avec minutie.

Les opposants répondent que ces versets ne parlent pas du mois de ramadhân mais des cycles solaires et lunaires. Pour ces juristes, on ne peut se référer à ces versets car la tradition prophétique évoque soit la vision à l'œil nu soit finir les 30 jours du mois. Il faut donc se restreindre à ces deux procédés, en ajouter un autre serait illégitime car il n'a pas été mentionné dans cette tradition.

2. Le hadîth dans lequel le Prophète, paix sur lui, dit : « Si vous n'arrivez pas à voir le croissant de lune alors essayez d'estimer au mieux la fin du mois ». Pour ces savants, l'estimation peut faire référence au calcul astronomique.

Les opposants à cette méthode répondent que le même hadîth fut rapporté avec une version différente dans laquelle le Prophète, paix sur lui, enjoint de finir 30 jours dans le même cas de figure. L'estimation dont il est question est alors expliquée par les 30 jours et rien d'autre. Les deux traditions prophétiques furent rapportées par Al-Bukhârî d'après 'Abdullâh b. 'Umar.

3. Les partisans du calcul astronomique se basent sur le hadîth qui énonce : « Nous sommes une communauté qui ne sait ni lire ni calculer, le mois est soit 29 jours soit 30 », (Rapporté par Al-Bukhârî d'après Ibn 'Umar). Ils soutiennent que la situation dont parle le Prophète, paix sur lui, n'est plus d'actualité. Désormais, la communauté n'est plus illettrée comme avant, nous pouvons donc utiliser le calcul astronomique.

Les opposants répondent que le hadîth parle d'une situation qui s'applique en tout lieu et en tout temps. La communauté n'a pas à se référer au calcul car elle doit simplement mettre en œuvre le hadîth en question. Si le calcul était légitime, le Prophète, paix sur lui, l'aurait évoqué.

4. Les partisans de ce procédé affirment que la vision de la lune à l'œil nu tout comme le calcul ont tous deux pour objectif de définir le début et la fin du mois de ramadhân. La vision n'est donc pas une fin en soi, ce qui importe c'est la finalité de la méthode et non la méthode elle-même. De ce fait, nul n'ignore que le calcul est infiniment plus précis que la vision de l'œil, par conséquent, il relève de la logique la plus basique de prendre en considérations les prévisions astronomiques.

Les opposants répondent toujours avec le même argument : étant donné que le Prophète, paix sur lui, a renseigné la méthode à suivre, il n'appartient à personne de changer la manière de déterminer le début et la fin du mois de jeûne. Ainsi, repérer le croissant de lune à l'œil nu est un acte d'adoration tandis que le calcul astronomique ne l'est pas.

En résumé, les partisans du calcul astronomique défendent la position qui permet de déterminer le mois de ramadhân avec la plus grande précision. Les opposants à cette méthode rétorquent que les traditions prophétiques sont suffisamment claires pour la refuser. Les premiers prennent en considération le changement du contexte et de l'environnement dans lequel vécut le Prophète, paix sur lui, alors que les seconds s'accrochent à la lettre de ses propos.

Ainsi, suivant la position des partisans du calcul, il est possible d'unifier la communauté autour des prévisions de l'astronomie, qui est une science exacte. Les musulmans peuvent, de ce fait, débuter le jeûne le même jour et en faire de même pour la fête de la rupture ('îd al-fitr). Les opposants répondent que seule la vision à l'œil nu doit être prise en compte, quant aux décalages qui existent entre les pays musulmans cela est dû à la relativité de la vision oculaire. Par conséquent, il serait difficile, voire impossible, d'unifier la communauté musulmane avec cette méthode.

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