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LA PETITE ENFANCE DU PROPHETE, PAIX SUR LUI, CHEZ LES BANÛ SA‘D Spécial

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La première nourrice de l’Envoyé de Dieu, paix sur lui, fut Thuwayba, une esclave qui appartenait à son oncle Abû Lahab. En tout, il eut trois frères de lait avec Thuwayba : Hamza (son oncle paternel), ‘Abdullâh b. ‘Abd al-Assad (le mari de Umm Salama), et Masrûh le fils de Thuwayba[1].

Sa seconde nourrice fut Halîma de la tribu de banû Sa‘d. Cette dernière avait deux enfants : ‘Abdullâh et Ash-Shaymâ’. Les Arabes qui habitaient dans les zones rurales avaient pour habitude de se rendre dans les cités pour offrir leur service aux personnes aisées dans tout ce qui a trait à l’allaitement et à la garde des nourrissons. Halîma faisait partie de ces gens de la campagne de la péninsule arabique.

Elle vint avec son mari, Al-Hârith b. ‘Abd al-‘Uzzâ, et son fils qui était en bas âge à la Mecque présenter sa prestation au plus offrant. Halîma était de condition très pauvre, de surcroit, cette année-là fut aride et très difficile pour les habitants de la campagne. Halîma possédait une vieille chamelle qui ne donnait plus de lait. Leur seule monture était une ânesse très fragile, qui les portait avec pénibilité. 

En arrivant à la Mecque, toutes les femmes qui l’accompagnèrent avaient refusé de prendre le petit Muhammad, paix sur lui, car sa famille n’était pas très riche. De plus, il était orphelin de père, ces femmes redoutaient qu’elles ne soient pas bien rémunérées.  Halîma ne trouva aucun autre bébé à prendre et ne voulut pas rentrer chez elle les mains vides. Elle accepta alors de prendre le Prophète, paix sur lui.

Le jour même où elle le prit, ses seins regorgèrent de lait, elle apaisa la faim de son fils et du Prophète, paix sur lui. Ce fut là le premier signe de bénédiction pour Halîma et sa famille. La chamelle qui ne donnait plus de lait devint aussi d’une productivité exceptionnelle. Halîma et son mari mangèrent à satiété, cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas profité d’une telle aubaine. Ils passèrent une nuit très agréable, les deux bébés ne se réveillèrent qu’au petit matin.

Le lendemain, ils reprirent le chemin du retour. Halîma prit avec elle le Prophète, paix sur lui, sur sa monture. L’ânesse qui avait du mal à avancer devint soudainement très robuste, elle devança tout le convoi. Les autres femmes étaient étonnées par cette transformation. Halîma venait de se rendre compte encore un peu plus qu’elle avait auprès d’elle un enfant d’exception. 

Dans leur village auprès de la tribu des Banû Sa‘d, cette grâce ne cessa de croître. Le troupeau de Halîma était le seul qui trouvait du pâturage. Quand son mari revenait le soir, son bétail était repu. Les gens du village sommaient leurs bergers de mener leurs bêtes paître où se rendait le troupeau de Halîma. 

Elle remarqua également que le Prophète, paix sur lui, grandissait plus rapidement que les autres enfants. Il prenait en quelques jours ce que d’autres prenaient en un an. À ses deux ans, ils revinrent avec lui à la Mecque pour que sa mère et son grand-père prennent de ses nouvelles.

Halîma voulait toujours le garder, car elle n’eut jamais d’enfant qui embellissait autant sa rugueuse vie. Elle insista auprès de sa mère, et finit par la convaincre de le reprendre. Sa mère accepta, à contrecœur, de le laisser partir une seconde fois pour le préserver des pathologies qui circulaient dans cette cité marchande. 

Après son retour chez Halîma, un évènement surprenant se produisit : alors qu’il jouait avec son frère de lait avec des agneaux derrière la maison, soudain, ‘Abdullâh revint effrayé par ce qu’il venait de voir : « Mère ! Deux hommes vêtus de blanc sont venus voir mon frère de Quraysh. Ils le prirent et l’allongèrent, ils ont ensuite ouvert son ventre ! ».

Halîma et son mari bondirent aussitôt pour vérifier ce qui venait de se passer. Le Prophète, paix sur lui, était debout et l’aspect de son visage avait profondément changé, il était pâle et angoissé. Lorsqu’il vit ses parents de lait, il se jeta en sanglot dans leurs bras. Ils le rassurèrent et calmèrent sa frayeur. Puis, il leur raconta ce qui lui est arrivé : « Deux hommes me prirent puis m’allongèrent, ils ouvrirent mon ventre et retirèrent quelque chose, puis ils remirent tout en place ».    

Le mari de Halîma craignait que le Prophète, paix sur lui, ait été victime d’un démon malfaisant. Il demanda alors à sa femme de le rendre à sa mère avant qu’il ne soit trop tard. À leur arrivée à la Mecque, sa mère fut surprise que Halîma revienne sitôt. Dans un premier temps, Halîma tenta de masquer de ce qui est arrivé. Toutefois, sous l’insistance d’Âmina, elle finit par tout lui avouer.

Âmina fit alors comprendre à Halîma qu’elle n’avait en réalité rien saisi de la situation exceptionnelle de cet enfant. Évidemment, aucun démon ne le poursuivait, bien au contraire. Elle lui raconta alors que sa grossesse fut très confortable, de même, elle ne ressentit aucune douleur à son accouchement. Il vint au monde en appuyant ses mains contre terre et en levant la tête au ciel. Amina le reprit à sa nourrice et le garda auprès d’elle[2]

 

LES ENSEIGNEMENTS À TIRER DE CET ÉPISODE[3]

      1.     Depuis son plus jeune âge, le Prophète, paix sur lui, fut couvert par la bonté divine. La famille de Halîma n’a jamais été aussi heureuse que depuis qu’elle l’accueillit. Elle bénéficia pleinement de sa grâce. La nourriture devint immédiatement très abondante.

    2.     Sa famille d’accueil prit soin de lui comme s’il était leur propre enfant. Il ne fut pas totalement privé de l’amour paternel qui est d’une importance capitale à cet âge.

    3.     Halîma le prit au départ à contrecœur, mais elle se rendit très vite compte de l’importance de sa décision. Ainsi, le croyant ne doit jamais se montrer offensé dans ce genre de situations, il doit accepter ce que Dieu lui a donné, car il ne sait pas où son Créateur place Sa bénédiction.

   4.     Grandir à la campagne à cet âge opère un effet direct sur la santé physique et l’équilibre psychologique. Les grands espaces permettent aux enfants d’élargir leur esprit et de développer leur sensibilité à l’égard de la nature. Aussi, ce type d’endroit contribue à développer des émotions

    5.     Le Prophète, paix sur lui, apprit chez les Banû Sa‘d la maîtrise de la langue arabe loin de l’influence de la ville où tous les dialectes se mélangent et se confondent. Un jour, Abû Bakr lui fait remarquer qu’il n’avait jamais entendu quelqu’un d’aussi éloquent. Le Prophète, paix sur lui, répondit : « Il n’y a rien d’étonnant en cela puisque je suis de Quraysh et j’ai grandi chez les banû Sa‘d », (As-Suhaylî, Ar-Rawdhu l-unuf, t. 2, p. 105-6).

  6.     L’évènement de l’ouverture de la poitrine démontre également que cet enfant est unique. Cet événement fut sa première rencontre avec l’Ange Gabriel. Il retira de son cœur l’inclinaison au mal, le diable n’avait alors plus aucune influence sur lui. De la sorte, son cœur demeura pur. Il ne se prosterna jamais devant une idole et ne se comporta aucunement de manière déviante. Ce fut pour le Prophète, paix sur lui, une purification aussi bien réelle que symbolique. Elle est réelle, car son cœur fut lavé dans une assiette en or avec l’eau de Zamzam et elle est symbolique, car elle le préparait à assumer la plus haute responsabilité qu’un être humain puisse avoir : montrer le droit chemin à l’humanité. Bien plus tard, Anas rapportera qu’il avait vu distinctement cette cicatrice sur sa poitrine (Al-Hâkim, Al-Mustadrak, n° 3949).



[1] Al-Bukhârî, n° 5101.

[2] Al-Busyarî, al-Ithâf, n° 6316

[3] Al-Bûtî, Fiqh as-sîra, p. 44.

 Al-Ghazâlî, Fiqh as-sîra, p. 49.

4 Commentaires

  • Aida

    Salam 'alaykoum,

    Dans sourate Al-Baqarah, les Juifs ont aussi posé trop de questions à Moussa 'alayhi salam concernant la vache qu'Allah leur avait ordonné d'immoler. A force de trop demander de détails, Allah leur a imposé la difficulté en la choisissant ni vieille ni jeune, d'un âge moyen, jaune, plaisante à voir,de couleur vive, qui n'a pas servie à labourer la terre ni à arroser les champs, indemne d'infirmité et dont la couleur est unie. Si les Juifs s'étaient contentés d'immoler une vache sans poser de questions et d'obéir aux ordres d'Allah, ils n'auraient eu aucune difficulté à la trouver."...... Il s'en fallut qu'ils ne l'eussent pas fait (S.2.V.71).

    Salam 'alaykoum

    Saida Lien vers le commentaire
  • Ressay Redouane

    Merci pour votre réponse depuis je me suis documenté un petit peu sur le fait ou non de pouvoir pauser se type de remarque ? ci'joint un extrait de muslimfr

    Et je voudrai savoir si le faite d'avoir fait ce type de remarque dans mon dernier commentaire est une mauvaise chose ?



    ---------------------------------

    Question : Que disent nos références concernant la multiplication des questions et des interrogations pour le musulman ? Est-ce permis ou condamné ?

    Réponse : Voici un passage extrait de l'Encyclopédie du Fiqh ("Al Mawsoûat oul Fqihiyah" – Volume 24 / Pages 95-96 ) qui traite du sujet que vous abordez :

    L'interrogation visant à obtenir des clarifications et (exposée) dans le cadre de l'apprentissage de ce dont on a besoin, que ce soit concernant les choses religieuses ou temporelles, est une chose prescrite ou (simplement) permise, et ce, en fonction de la nature (et de l'objet) de la question.

    Quant à l'interrogation portant sur des éléments ne présentant pas un intérêt religieux ou mondain, qui est exprimée de sorte à se faire remarquer (takallouf) ou à embarrasser (ta'annout – autre traduction possible : "par obstination"), pour induire les savants en erreur ou les paralyser (et les mettre en difficulté - ta'djîz), celle-ci n'est pas permise et est (au contraire) condamnée. Allah Ta'âla dit :

    "Ô les croyants ! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient divulguées, vous mécontenteraient"


    (Sourate 5 / Verset 101)


    At Tabri (rahimahoullâh) (, commentant ce passage coranique,) écrit : Il a été dit que ce verset a été révélé au Messager d'Allah (sallallâhou 'alayhi wa sallam) à cause des questions que lui posaient certains, parfois pour l'éprouver et d'autres fois par moquerie.


    Et Ibnou Abbâs (radhia Allâhou anhou) a dit : Des gens questionnaient le Messager d'Allah (sallallâhou 'alayhi wa sallam) pour (le) railler. Un homme demandait (par exemple) : "Qui est mon père ?" Et un autre qui avait perdu sa chamelle disait : "Où est-elle ?" Allah révéla alors ce verset à leur sujet : "Ô les croyants ! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient divulguées, vous mécontenteraient"


    Il est rapporté du Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) qu'il a dit :

    "Le halâl, c'est ce qu'Allah a rendu licite dans Son Livre; et le harâm, c'est ce qu'Allah a interdit dans Son Livre. Et les choses au sujet desquelles Il s'est (complètement) tu font partie de ce qu'Il a pardonné."

    Il est aussi rapporté de lui (sallallâhou 'alayhi wa sallam) qu'"il condamnait les ragots, le grand nombre de questions et le gaspillage des biens."


    Et il a encore été relaté du Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) qu'"il n'aimait pas les interrogations et les critiquait." Il s'agit des questions pointues (daqîqah) dont on n'a pas (réellement) besoin. Abou Houreïrah (radhia Allâhou anhou) disait : "Les pires des gens sont ceux qui posent les plus mauvaises questions dans le but d'induire les savants en erreur."

    Pour résumer, on peut dire que les questions et interrogations qui sont condamnées pour le musulman, que ce soit dans le domaine religieux ou mondain, sont :

    - celles qui sont faites dans le but de mettre son interlocuteur dans l'embarras,

    - celles qui ne sont pas (réellement) profitables et utiles, et qui, au contraire, sont vaines et futiles,

    - celles qui sont faites pour se moquer et pour railler autrui,

    Wa Allâhou A'lam !

    Cheikh Mouhammad Patel

    source : muslimfr

    ressay Lien vers le commentaire
  • Super User

    Salâm 'alaykum,

    Je vous accorde que la formulation peut prêter à confusion. Néanmoins, il s'agit là de deux cadres différents. L'amour de son vrai père, le Prophète paix sur lui, ne l'a jamais connu. En revanche, il fut accueillit par une famille qui lui a offert cet amour. C'est cette subtilité que je voulais relever.

    admin Lien vers le commentaire
  • Ben moussa

    Je comprends pas trés bien le point 2 dans votre dernier article "la-naissance-du-prophete-paix-sur-lui" vous dites "Le Prophète, paix sur lui, perdit donc son père avant sa naissance. Dieu voulut qu’il ne connaisse guère l’amour paternel, car son éducation et son instruction furent planifiées avec sagesse et minutie par son Créateur et Bienfaiteur." et la vous dites "2. Sa famille d’accueil prit soin de lui comme s’il était leur propre enfant. Il ne fut pas totalement privé de l’amour paternel qui est d’une importance capitale à cet âge." ça s'oppose un peu nan ?

    ressay Lien vers le commentaire
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