The best bookmaker bet365

The Best bookmaker bet365 Bonus

ABÛ ‘UBAYDA ‘ÂMIR B. AL-DJARÂH

Évaluer cet élément
(2 Votes)
Le tombeau d'Abû 'Ubayda Le tombeau d'Abû 'Ubayda

Le Garant de la communauté

Abû 'Ubayda est d'origine mecquoise, il appartient à la tribu de Quraysh et au clan de Fihr. ِFihr est le dixième arrière-grand-père du Prophète (PSL). Il fait partie des premiers convertis et demeure avec 'Umar l'un des deux hommes à qui Abû Bakr voulait confier le Califat après la mort du Prophète, paix sur lui. Certains historiens spécialisés dans la généalogie affirment qu'Abû 'Ubayda n'a pas laissé de descendance. Il était connu pour son comportement bienveillant, sa modestie et sa mansuétude.

Le Prophète, paix sur lui, lui promit de son vivant le Paradis et le surnomma ''le Garant de cette communauté". Abû 'Ubayda faisait partie de la minorité des compagnons qui avait entièrement mémorisé le Coran. Il rapporta peu de hadîths, l'imâm Ahmad lui attribue une dizaine de traditions dans son Musnad.

Abû 'Ubayda se convertit à l'Islam avant que le Prophète, paix sur lui, ne s'installe dans la maison d'al-Arqam. Il se rendit à l'invitation du Prophète, paix sur lui, en compagnie de quatre autres compagnons et ils embrassèrent tous l'Islam sur le champ. Les autres étaient :

- 'Uthmân b. Madh'ûn

- 'Ubaydat b. al-Hârith

- 'Abd Ar-Rahmân b. 'Awf

- Abû Salama b. 'Abd al-Assad

On rapporte qu'il fut parmi les compagnons qui émigrèrent en Abyssinie, mais il y séjourna durant un temps assez court.

Abû 'Ubayda assista à la bataille de Badr durant laquelle il affronta son père. Il n'hésita pas à lui trancher la tête. Dieu révéla alors à son sujet : « Tu ne trouveras pas un peuple croyant en Dieu et au Jour dernier pour nouer sympathie avec ceux qui font preuve d'agressivité envers Dieu et Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères, ou leurs clans », (La Protestataire, 22).

Lors de la bataille d’Uhud, il combattit avec bravoure aux côtés du Prophète, paix sur lui, il brisa ses incisives en tentant de retirer un bout de métal qui était enfoncé dans la joue du Prophète, paix sur lui. Par la suite, on disait qu'Abû 'Ubayda avait le plus beau sourire de tous ceux qui avaient perdu leurs dents de devant.

Lors de l'expédition de Dhât as-salâssil, le Prophète, paix sur lui, nomma comme chef 'Amrû b. al-'As. Une fois sur les lieux, 'Amrû jugea que son armée était peu nombreuse et demanda au Prophète, paix sur lui, de lui envoyer du renfort. Il dépêcha alors une armée dans laquelle figuraient, entre autres Abû Bakr et 'Umar et désigna Abû 'Ubayda comme chef. Lorsque les deux armées se rencontrèrent 'Amrû voulait garder la direction à lui seul mais les grands compagnons refusèrent d'être dirigés par un homme qui venait à peine de se convertir. Pour éviter les dissensions et les querelles futiles, Abû 'Ubayda concéda à 'Amru la direction générale de l'armée.

Le Prophète, paix sur lui, le désigna plus d'une fois à la tête d'une expédition. Un jour, il commandait une armée de 300 hommes qui avait épuisé toutes leurs provisions. Ils avaient alors extrêmement faim mais il n'y avait rien à manger. Soudain, ils virent sur la plage une immense baleine gisant sur le sable qui leur servit de festin durant leur séjour.

On demanda à 'Umar durant son califat qu'est-ce qu'il espérait le plus, il répondit : « J'espère avoir une maison remplie d'hommes comme Abû 'Ubayda ».

De son côté, Abû Bakr avait confié les clés de la réserve du Califat à Abû 'Ubayda, ce qui équivaut aujourd'hui à la banque centrale ou au trésor public. Après les guerres contre les apostats, Abû Bakr désigna Abû 'Ubayda pour conduire une des armées afin de conquérir la Grande Syrie (le Shâm).

Lors de cette conquête l'armée musulmane avait besoin de renfort. Abû Bakr ordonna alors à Khâlid b. al-Walid de quitter l'Irak avec ses hommes pour prêter main forte à Abû 'Ubayda en Syrie. Pour y arriver en un temps record, Khâlid prit tous les risques en faisant traverser à ses hommes un désert hostile peuplé uniquement par les vautours. Sa stratégie finit par payer et gagna son lieu de destination plutôt que prévu.

C'était durant les premières batailles contre les byzantins qu'Abû Bakr rendit l'âme. 'Umar qui fut son successeur désigné, ne tarda pas à donner ses premiers ordres. Il envoya une missive pour Abû 'Ubayda dans laquelle il lui stipula que le commandement de l'armée lui revenait.

Toutefois, Abû 'Ubayda garda cette information pour lui afin de ne pas disperser l'armée qui était dirigée par Khâlid. Une fois les conquêtes accomplies, Abû 'Ubayda fit savoir à Khâlid les plans du nouveau commandeur des croyants. Khâlid se retira du commandement sans faire de vague et devint un soldat comme un autre.

Ibn al-Mubârak rapporte dans son livre al-Djihâd que Abû 'Ubayda fut assiégé dans une des batailles qu'il dût livrer en Grande Syrie. Apprenant la nouvelle, 'Umar lui envoya une missive dans laquelle il l'exhorta à patienter et lui rappela les versets qui demandent aux croyants d'être endurants. Abû 'Ubayda saisit la lettre et envoya sur le champ une réponse à 'Umar dans laquelle il le met en garde contre le fait de se complaire dans les plaisirs de ce bas-monde en citant les versets qui y font référence. Quand 'Umar lut la réponse, il lui envoya immédiatement du renfort.

Abû 'Ubayda était le chef des armées sur une grande partie de la Syrie et de la Palestine, mais malheureusement cette partie du monde musulman fut frappée par une épidémie de peste dévastatrice. 'Umar écrit à Abû 'Ubayda pour qu'il rentre à Médine d'urgence afin de préserver sa vie.

Abû 'Ubayda comprit aussitôt que 'Umar voulait le garder auprès de lui. Il se dit : « 'Umar veut garder en vie ce qui est périssable ». Puis, il répondit à 'Umar : « Je sais pourquoi tu veux me faire revenir, mais je te demande de me dispenser de cet ordre ;  je suis dans l'une des armées de Dieu et je ne veux pas la quitter ». Quand 'Umar lut la réponse, il éclata en sanglots, on lui demanda si la lettre contenait l'annonce de la mort d'Abû 'Ubayda, il répondit non mais que son sort était déjà scellé. Peu de temps après, on fit l'annonce de son décès, c'était en l'an 18 de l'hégire.

Sa profonde crainte de Dieu faisait dire à Abû 'Ubayda : « Si seulement j'étais un mouton et que mes propriétaires me sacrifient pour manger ma viande ». On lui attribue 14 hadîths dans les recueils de traditions prophétiques.

 

Références :

- Usd al-ghâba d'Ibn al-Athîr

- Al-Issâba d'Ibn Hadjar

- As-Siyar de Dhahabî

- Al-Isti'âb d'Ibn 'Abd al-Barr

RSS Vimeo Twitter Facebook Moby Picture

Le VERSET DE LA SEMAINE

LES LETTRES DÉCOUPÉES ET LA CLARTÉ DU CORAN

L'une des critiques les plus utilisées par les orientalistes et les adversaires du Coran est de dire : comment concilier...

Le Hadith DE LA SEMAINE

CONTRÔLER SA LANGUE ET SES MAINS

D’après Abû Moussâ Al-Ash’arî, on demanda au Prophète, paix sur lui, quelle est la meilleure pratique de l’Islâm ? Il ré...

fatwas et conseils

OÙ L’ÂME SE REND-T-ELLE UNE FOIS LA PERSONNE ENDORMIE ?

  Ibn Qutayba écrit, dans son traité Al-Gharîb, que l'âme monte jusqu'au trône, si la p...

Anecdotes et Citations

AU TEMPS OÙ LA PAROLE D’UN HOMME VALAIT DE L’OR

  D’après Abû Hurayra, le Prophète, paix sur lui, raconta cette histoire émouvante&n...

Retrouvez-nous sur Facebook

Profitez du magazine Islamique où et quand vous voulez. Abonnez-vous !

S'abonner à IslamMag c'est gratuit !

Connexion ou Inscription

SE CONNECTER

Inscription

Enregistrement de l'utilisateur
ou Annuler

Дървен материал от www.emsien3.com