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‘ÂISHA LA VÉRIDIQUE LA SCIENCE AU SERVICE DE LA FOI Spécial

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Rares sont ces femmes qui marquent l’histoire de l’humanité de manière indélébile. ‘Âisha – épouse du Prophète (PSL), mère des croyants et fille d’Abû Bakr – fait partie de ces femmes. Nous avons plongé dans les livres d’histoire, de biographies et de littérature arabe pour mener une enquête aussi exhaustive que possible afin de mettre en lumière la vie de cette dame qui a brillé par son intelligence, son audace et sa forte personnalité. Dans les lignes qui vont suivre, nous allons exposer l’ensemble des événements qui ont jalonné son existence. Nous vous invitons à embarquer avec nous pour ce voyage aussi fascinant que déconcertant.

Au cours de cette enquête approfondie, nous avons noté que la version classique véhiculée dans l’imaginaire des musulmans est non seulement incomplète, mais surtout incohérente avec les nombreuses sources et les multiples témoignages que nous avons entre les mains. Ainsi, à travers cette analyse de la vie de ‘Âisha nous reviendrons en détail sur son mariage, sur la calomnie dont elle fit l’objet, sur sa rébellion contre ‘Ali et sur l’image qu’elle donna de la femme musulmane dans la société de Médine des premiers temps sur le plan intellectuel, sociétal, politique et culturel. Sans plus attendre, partons à la découverte de cette personnalité haute en couleur et très atypique qui ne laisse personne indifférent.

 

Son identité

Notre protagoniste se prénomme ‘Âisha[1], elle est la fille d’Abû Bakr l’homme de confiance du Prophète (PSL)[2]. Elle appartient au clan de Taym dont l’influence à la Mecque était marginale. De même, elle est comme le Prophète (PSL) de la puissante tribu de Quraysh qui forme le principal conseil qui dirige la Mecque. Sa mère est Umm Rûmân bint ‘Âmir. Quand Abû Bakr l’a épousée, elle était veuve. Elle s’est convertie très tôt puis elle a émigré à Médine. C’est aussi la mère de ‘Abd Ar-Rahmân[3]. Ses autres demi-frères sont ‘’Abdullâh et Muhammad et ses demi-sœurs sont Asma et Umm-Kulthûm.

‘Âisha était surnommée affectueusement Al-Humayrâ’[4] par le Prophète (PSL). Ce mot est un diminutif qui peut signifier « la petite blanche »[5] suivant certains commentateurs[6].  D’après cette anecdote, le Prophète (PSL) l’embrassa et lui confia que ce geste ne rompt nullement le jeûne. Dans une autre tradition, il la mit en garde contre une éventuelle sédition contre l’autorité légale en l’interpellant par ce surnom[7]. Ensuite, le Prophète (PSL) se tourna vers ‘Alî et lui dit si jamais tu détiens l’autorité alors, sois doux avec elle.  Un jour, elle dit au Prophète (PSL) que toutes ses compagnes avaient une kunya[8] sauf elle[9]. Depuis ce moment, elle portait la kunya d’Umm ‘Abdillâh que lui donna le Prophète (PSL) par référence à son neveu ‘’Abdullâh b. Az-Zubayr[10]. Elle prit cette kunya car elle n’eut aucun enfant avec le Prophète (PSL). Par ailleurs, le Prophète (PSL) l’interpellait parfois ‘‘la fille du véridique’’ (bint as-siddiq)[11] pour lui enseigner un principe de la religion.

Nous avons laissé de côté son année de naissance pour deux raisons. La première est qu’il n’existe aucune source fiable qui détermine avec précision son âge. Quant à la seconde raison, elle nous a poussés à consacrer à cet épisode de sa vie une étude approfondie notamment quand nous aborderons son mariage avec le Prophète (PSL). Cependant, la version traditionnelle établit sa naissance à environ 5 ans après le début de la révélation. De ce fait, elle avait environ 8 ans lors de l’immigration.

 

Son enfance

‘Âisha grandit dans un foyer de foi. Comment cela aurait pu être autrement quand nous savons que son père est Abû Bakr. Cet homme a consacré toute son énergie et sa fortune au service du Prophète (PSL) au point de devenir son bras droit. Sa famille a naturellement adhéré à ces principes à l’exception de ‘Abd Ar-Rahmân qui ne se convertira qu’après l’immigration à Médine. Depuis sa tendre enfance, ‘Âisha côtoya au sein des siens les valeurs tirées du Coran[12] et forgea sa personnalité dans cet environnement convivial qui respire la bonté et l’esprit du sacrifice.  

‘Âisha a grandi à la Mecque, une cité marchande et florissante. Elle est issue d’une famille très aisée. Son père était un lettré et possédait une large culture générale. Il faisait partie des hommes les plus fortunés de la cité sacrée. Sa maison réunissait la fine fleur de l’élite intellectuelle et foisonnait de débats, de joutes oratoires et de batailles poétiques. Durant cette période, ‘Âisha accumula sûrement une somme importante de connaissances liée à son environnement. Elle s’initia à la lecture, à l’écriture, à la poésie, à la généalogie et  à la mythologie arabe.

À côté de cette solide formation intellectuelle, ‘Âisha était un enfant épanoui. Très souvent, elle jouait près de chez elle avec ses amies aux poupées et à la balançoire. ‘Âisha possédait un jouet en forme de cheval ailé qu’elle comparait aux destriers du prophète Salomon (PSL)[13]. Elle aimait aussi participer avec ses copines à divers divertissements ou à jouer du tambour en l’accompagnant de chants mélodieux, notamment les jours de fête[14].

La plupart des enfants ne se souviennent que très peu des évènements qui ont marqué leur enfance. ‘Âisha n’était pas de ceux-là, elle avait en mémoire de nombreuses scènes de cette époque qui ont participé à son éducation. Il faut nous souvenir que les événements de l’immigration du Prophète (PSL) nous ont été essentiellement rapportés par son témoignage. Nous y reviendrons prochainement.



[1] Adh-Dhahabî, As-Siyar, t. II, p. 135.

[2] Al-Bûkhârî, As-Sahîh : n° 3656.

[3] Ibn Hajar, Al-Issâba : n° 12 027.

[4] Ibn Râhawayh, Al-Musnad : n° 673.

[5] Il est possible de traduire ce mot par la petite rousse, car cette couleur évoque la rougeur de ses cheveux ou de son visage juvénile.

[6] Ibn Mâdjâ, As-Sunan : n° 6474.

[7] Al-Hâkim, Al-Mustadrak : n° 4610.

[8] La kunya chez les Arabes est une marque de respect par laquelle on s’adresse à une personne.

[9] Abû Dâwûd, As-Sunan : n° 4970.

[10] Ibn Al-Athîr, Usd al-ghâba : n° 7093. Az-Zubayr était l’époux de sa sœur Asmâ’.

[11] Ahmad, Al-Musnad : n° 25 263.

[12] Al-Bûkhârî, As-Sahîh : n° 4876.

[13] Abû Dâwûd, As-Sunan : n° 4932.

[14] Al-Bûkhârî, As-Sahîh : n° 987.

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