The best bookmaker bet365

The Best bookmaker bet365 Bonus

SA'D IBN ABÎ WAQQÂS LE LION DANS SA TANIÈRE

Évaluer cet élément
(2 Votes)

Sa’d ibn Abî Waqqâs [1] est d’origine mecquoise. Il appartient au clan de Zuhra, le même que celui de la mère du Prophète, paix sur lui. Il portait la kunya d’Abû Is-hâq. Il fait partie des premiers convertis et des dix compagnons à qui le Prophète, paix sur lui, a promis le Paradis. Il fut nommé par ‘Umar au sein du conseil des six qui devaient choisir son successeur. 

Quand il se convertit, Sa’d avait 17 ans. Il embrassa l’Islam, très tôt, sous les conseils d’Abû Bakr, en compagnie de ‘Uthmân b. ‘Affân, Az-Zubayr, Talha et Abû ‘Ubayda. Ainsi, il avait l’habitude de fréquenter la haute société mecquoise.

Sa’d travaillait dans un atelier de fabrication d’arcs et de flèches. Dès son adolescence, il était entrainé aux techniques de guerre et de la chasse. À ce propos, Sa’d était le premier à avoir tiré une flèche en Islam contre les polythéistes. 

Sa conversion fut motivée par une scène qu’il vit en songe : il traversait un long tunnel noir qui s’obscurcissait au fur et à mesure, quand il arriva au bout, il s’aperçut qu’il était en face d’une lune éclatante de beauté surplombant Abû Bakr et ‘Alî. Lors de son réveil, il comprit que la lune était le Prophète, paix sur lui. Sa’d se rendit alors auprès du Messager de Dieu pour déclarer sa foi [2]

Quand il se convertit, sa mère, qui était une fervente polythéiste, apprit la nouvelle rapidement. Elle le réprimanda et le menaça d’entamer une grève de la faim jusqu’à ce qu’il quitte sa nouvelle religion. Dieu révéla alors à ce sujet : « Ainsi, Nous avons recommandé à l’homme de bien agir à l’égard de ses père et mère, toutefois s’il faisait sur toi pression pour que tu M’associes ce qui heurte ta conscience, alors ne leur obéis pas » (L’Araignée, 8). 

Sa mère insista et se priva de nourriture et mit en garde son fils que si par malheur elle venait à mourir, il en supporterait la responsabilité et le déshonneur. Sa’d quand il la vit affaiblie, il s’adressa à elle en ces termes : « Mère, tu sais bien que je t’aime. Néanmoins, sache que même si tu avais 100 âmes et que tu les perdais les unes après les autres, je ne quitterai pas ma religion. Tu es donc libre de manger ou mourir de faim ». Quand sa mère comprit sa détermination, elle se procura de quoi se revigorer. 

Il participa à la bataille de Badr ainsi qu’aux autres expéditions en compagnie du Prophète, paix sur lui. Il est le seul à qui le Prophète, paix sur lui, dit : « Que père et mère soient ta rançon, repousse-les par tes flèches ». Le Messager de Dieu lui fit cette faveur quand ils furent contraints de battre retraite lors la bataille d’Uhud.  

Un jour, le Prophète, paix sur lui, était en expédition et cherchait un compagnon pour monter la garde, ce fut Sa’d qui se dévoua pour sa tâche. On entendait alors le Messager de Dieu ronfler de sa tente. 

Quand le Prophète, paix sur lui, voyait Sa’d, il disait fièrement : « Voici mon oncle maternel, montrez-moi donc le vôtre ». En effet, comme nous l’avons relevé, Sa’d appartient au clan de Zuhra, le même que celui de la mère du Prophète, paix sur lui. Il est donc indirectement son oncle maternel par alliance. 

Alors qu’il était en compagnie de ses compagnons, le Prophète, paix sur lui, leur dit par trois fois que le prochain homme qui entrerait était au Paradis. Tout le monde guettait la personne en question, ce fut systématiquement Sa’d.   

Le Prophète, paix sur lui, fit en sa faveur cette invocation : « Seigneur ! Exauce l’invocation de Sa’d quand il T’invoque et accorde lui l'adresse dans le tire ». Cette invocation aura plus tard des conséquences.

En effet, quand Sa’d fut nommé gouverneur de Kûfa par ‘Umar, ses habitants se plaignirent de  ses agissements auprès du calife. Ils reprochèrent à Sa’d de ne plus savoir diriger la Prière. En conséquence, ‘Umar le convoqua pour s’expliquer au sujet de cette affaire. Pour se défendre, Sa’d rétorqua qu’il accomplissait exactement la même Prière que celle du Prophète, paix sur lui. 

‘Umar confirma Sa’d dans ses fonctions, mais il mena une enquête auprès des mosquées pour savoir qui était l’auteur de cette plainte. Toutes les mosquées de Kûfa avaient bonne opinion de Sa’d à l’exception d’une seule. Il s’y trouvait un bédouin qui le chargea durement : « Sa’d est injuste quand il rend justice, il ne partage pas de manière équitable le butin et ne participe pas aux expéditions avec nous ».  

Quand Sa’d apprit la nouvelle, il leva les mains au ciel et implora Dieu : « Si cet homme ment, reprends-lui la vue, accorde-lui longue vie et confronte-le aux tentations ». Quelques années plus tard, cet homme fut atteint par l’invocation de Sa’d, malgré son âge avancé, il sortait dans les ruelles de Kûfa et essayait de charmer les jeunes filles. Quand on lui demandait les raisons de ce comportement décadent pour un vieillard comme lui, il répondait : « C’est l’invocation de Sa’d qui a atteint sa cible ». 

Sa’d fut le général des armées lors de la bataille décisive de Qâdissiya contre les Perses. ‘Umar le surnomma à cette occasion : le lion dans sa tanière. Il participa également à la bataille de Djalûlâ’ et de Madâ’in. De ce fait, il contribua grandement à faire tomber l’Empire perse de Chosroes. 

Sa’d avait une servante, un jour elle mit des vêtements légers, soudain un fort vent dévoila une partie de son corps. ‘Umar n’était pas très loin, quand il vit cela, il prit son bâton et corrigea la servante pour sa tenue légère. Sa’d s’interposa pour la protéger et ‘Umar se mit à frapper Sa’d. Ce dernier, énervé, invoqua Dieu contre ‘Umar qui cessa aussitôt ses coups de bâtons. Il demanda à Sa’d de lui rendre les coups qu’il reçut, mais ce dernier refusa et lui pardonna. 

Après l’assassinat de ‘Uthmân, il se retira du conflit qui opposa ‘Ali, le commandeur des croyants légitime, à ceux qui lui contestait le pouvoir, comme Mu’âwiyya. Il ne voulait guère que son arme soit entachée par le sang d’un musulman. 

À sa mort, il laissa une énorme fortune. Il recommanda à ses enfants de l’enterrer dans une tunique ancienne qu’il portait lors de la bataille de Badr. Il est le dernier des dix compagnons à rendre l’âme. Il fut enterré dans le cimetière de Baqî’ en l’an 55 de l’hégire alors qu’il approchait les 85 ans. Les traditionnistes lui attribuent 271 hadiths.


[1] Adh-Dhahabî, As-Siyar, t. 1, p. 92.

[2] Al-Maqdissî, Al-Bad’ wat-târîkh, t. 5, p. 85. 

RSS Vimeo Twitter Facebook Moby Picture

Le VERSET DE LA SEMAINE

Toute interrogation évoquée dans le Coran et sollicitée par les compagnons auprès du Prophète (PSL) est formulée suivant...

Le Hadith DE LA SEMAINE

CONTRÔLER SA LANGUE ET SES MAINS

D’après Abû Moussâ Al-Ash’arî, on demanda au Prophète, paix sur lui, quelle est la meilleure pratique de l’Islâm ? Il ré...

fatwas et conseils

QUEL EST LE STATUT JURIDIQUE DES MOYENS DE CONTRACEPTION ?

  D’après Djâbir b. ‘Abdillâh, les compagnons du Prophète (PSL) pratiquaient le retrait...

Anecdotes et Citations

AU TEMPS OÙ LA PAROLE D’UN HOMME VALAIT DE L’OR

  D’après Abû Hurayra, le Prophète, paix sur lui, raconta cette histoire émouvante&n...

Retrouvez-nous sur Facebook

Profitez du magazine Islamique où et quand vous voulez. Abonnez-vous !

S'abonner à IslamMag c'est gratuit !

Connexion ou Inscription

SE CONNECTER

Inscription

Enregistrement de l'utilisateur
ou Annuler

Дървен материал от www.emsien3.com