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LE PROPHÈTE NÛH FACE À SON PEUPLE

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Dans le précédent article, nous avons abordé les débuts de la mission prophétique de Nûh (Noé), paix sur lui. Nous avons vu comment il endura de longues et terribles épreuves avec son peuple.

À chaque fois qu’il venait prêcher dans leurs lieux publics pour les inviter au chemin de la droiture et à un paradis éternel, il se faisait chasser violemment avec des coups sur le visage et le ventre. 

Parfois, les plus endurcis dans la mécréance rentraient chez lui par effraction et saccageaient toute sa maison. Ils ne voulaient absolument rien entendre de ce qu'il professait. Malgré toutes ces offenses, il leur disait : « Seigneur ! Pardonne à mon peuple, car ils sont ignorants ».  

Le Coran décrit de manière très expressive cette situation : « Seigneur, moi j’ai appelé mon peuple de nuit comme de jour, mais mon appel n’a fait que multiplier leurs esquives. Moi, chaque fois que je les appelais à Ton pardon, ils se mettaient les doigts dans les oreilles, se cachaient les yeux dans leurs vêtements et s’obstinaient dans l’arrogance. Moi, je les appelais tantôt à voix haute, tantôt en public, et tantôt en secret pour leur dire : ‘‘Demandez pardon à votre seigneur, car il aime pardonner. Lui qui dépêche sur vous le ciel en averse, qui vous pourvoit de biens et de fils, qui vous attribue des jardins et vous attribue des rivières. Comment mettez-vous en doute la Majesté de Dieu, Lui qui vous a créés par phases ? Ne voyez-vous pas comment Il a créé sept cieux par couches, puis établit en eux comme lumière la lune, et comme flambeau le soleil. Dieu qui de la terre vous fait pousser comme des plantes, ensuite vous y fera revenir et vous en fera sortir pour toujours'' » (Noé, 5-18).    

Ce travail assidu, parfois harassant, entrepris par Nûh, paix sur lui, ne porta que très faiblement ses fruits. En effet, de rares personnes de condition modeste l’ont suivi.

De plus, il ne réclamait jamais le moindre salaire pour accomplir sa mission, ce qui témoigne de sa profonde sincérité. La seule récompense qu’il attendait et qu’il espérait était celle de Dieu. Plus il tenait bon et persistait dans sa mission plus son peuple se montrait ingrat et insolent. Certains le traitaient de menteur et d’autres de pauvre fou. 

Nûh, paix sur lui, passa plus de 950 ans dans la prédication. Neuf siècles et demi à commander le Bien et à réprimer le Mal. Siècle après siècle, génération après génération, Nûh, paix sur lui, ne vit aucune amélioration. Pis encore, plus il avançait dans le temps plus les gens devenaient menaçants, hautains et dégoûtants. 

La majeure partie d’entre eux faisaient circuler l’information comme quoi il avait perdu la raison. Les vieillards qui s'approchaient de la mort conseillaient fortement à leurs enfants de ne pas suivre cet homme.

Sa propre femme s’était retournée contre lui, elle lui rendait la vie impossible. Il était devenu un paria dans sa propre communauté et seule une faible assemblée de personnes croyantes se tenait près de lui et le soutenait. 

En dépit de toutes ces offenses, Nûh, paix sur lui, ne cherchait que le bien pour son peuple. Il implorait Dieu de les guider et de sauver leurs âmes égarées des flammes de l’Enfer. Au même moment, il les mettait devant le fait accompli : tôt ou tard, chaque vie goûtera à la mort et sera jugée en fonction de ses œuvres. 

Mais comme dirait le poète arabe : 

Tu te ferais entendre si tu t’adressais à un vivant

Cependant tu t’adresses à un corps inerte

Quand tu souffles sur les braises le feu reprend

Encore que tu souffles sur des cendres à perte

Toute la bonne volonté, l’indulgence et la clémence de Nûh, paix sur lui, ne suffirent guère à leur faire entendre raison. Il faisait face à un peuple sourd, aveugle et muet.

Il usa également d’un discours qui touche la raison, il les fit réfléchir sur le ciel, la lune, le soleil et leur propre création. Toutefois, ils se montrèrent encore une fois très réfractaires en tenant des propos répugnants. 

Il est important de rappeler que méditer sur la création, ses merveilles, sa diversité et sa vitalité nous fait comprendre à quel point Dieu est Puissant et Omniscient. Nous prenons alors conscience qu’Il est le Seul qui mérite d’être adoré et vénéré, car notre Seigneur est le Seul à pouvoir nous secourir et nous protéger. 

Nûh, paix sur lui, voyait les jours passer, mais pas le moindre signe que la situation pouvait s’améliorer. Les gens étaient parvenus à un degré de perversion inégalée. Alors, Nûh, paix sur lui, leva les mains au ciel pour exprimer sa profonde tristesse à Dieu.

Ses efforts répétés et soutenus ne sont jamais parvenus à l’objectif escompté. Bien qu’il utilisait dans sa prédication différents modes d’expression, son peuple se montrait inlassablement réticent. 

Nûh, paix sur lui, se montra extrêmement patient et d’une bonté rare à l’égard d’une communauté égocentrique et hagarde. Il ne cessait de leur répéter qu’il suffit de demander pardon à Dieu pour qu’Il absolve leurs pêchés. Néanmoins, aussi bien l’espoir qu’il cherchait à susciter en eux que les avertissements qu’il leur adressa ne trouvèrent bon entendeur. 

Le peuple de Nûh, paix sur lui, était dirigé par un groupe d’aristocrates qui craignait de perdre ses privilèges dès les premières heures de sa prédication. Ils menacèrent les gens de le suivre, voire de simplement l’écouter. Toutefois, quelques personnes des classes défavorisées acceptèrent de vivre selon ses recommandations. 

Le Coran relève dans certains passages ces évènements. D’abord, Nûh clarifia le but de sa mission et ses limites : « Je ne me vante pas auprès vous de détenir les trésors de Dieu. Je n’ai nulle science du monde invisible. Je ne prétends pas du tout être un ange. Mais ceux que votre regard méprise, je ne leur dis pas non plus que Dieu ne leur accordera pas un bien, car Dieu est le Seul à connaître l’intime de leur âme. Dire cela ferait de moi un homme injuste » (Hûd, 31). 

La réponse de son peuple fut rapide et sans équivoque : « Nûh, tu es contestataire à notre égard. Tu l’es même trop. Amène-nous donc ce que tu nous promets, pour autant que tu sois véridique » (Hûd, 32). Face à ce défi, Nûh, paix sur lui, répondit : « C’est à Dieu Seul de vous l’amener s’Il le veut. Vous ne pouvez réduire Son omnipotence » (Hûd, 33). 

Après un énième rappel à l’ordre, Nûh constata qu’il tentait de convaincre des cœurs de pierres. À cet instant, Nûh reçut une révélation décisive : « Tu ne seras pas cru de ton peuple, sinon par qui croyait déjà. Ne t’attriste donc pas de leur comportement » (Hûd, 36).      

Nûh, paix sur lui, comprit aussitôt que sa mission avec son peuple toucha à sa fin. Dans une colère inflexible, il demanda à Dieu : « Seigneur ne laisse aucun des mécréants recevoir l’asile sur la terre. Si tu en laisses, ils égareront Tes adorateurs, et n’enfanteront que scélérats et mécréants endurcis » (Noé, 26-27). 

Cette invocation fut le début de la fin pour son peuple. À suivre prochainement in shâ’a Allâh le récit du déluge et de l’Arche. 

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