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LE PROPHÈTE NÛH ET LA FIN DU DÉLUGE

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Des pluies torrentielles se déversaient avec une violence inouïe sur l’arche et tout autour. L’eau avait dévasté toutes les habitations, aussi solides soient-elles. Les mécréants qui se moquaient de la petite communauté de croyants se noyaient les uns après les autres.

Les courants d’eau étaient tellement puissants qu’ils arrachaient tout sur leur passage. Au bout d’un moment, les seuls bruits qu’on pouvait entendre étaient les grognements des vagues et les chants de louange des croyants qui manifestaient leur profonde crainte et reconnaissance à l’égard de Dieu. Le déluge de la foi avait triomphé de la tyrannie des scélérats.

Le prophète Nûh se mit à vérifier que toutes les personnes qui devaient embarquer étaient bien là. Stupeur ! Il manquait à l’appel son fils. Il inspecta l’ensemble du navire, il ne trouva aucune trace de lui. Il se rendit hâtivement au sommet du bateau, il distingua alors sa silhouette au loin alors qu’il tentait de se mettre à l’abri en escaladant une colline.

D’ailleurs, cette scène est narrée par le Coran : «Elle vogua en les emportant au milieu des vagues comme des montagnes. Nûh interpela son fils, qui restait en retrait : «Mon enfant, embarque avec nous et ne reste pas avec les mécréants. Il répondit : «Je vais me réfugier vers un mont qui me protègera de l’eau». Nûh lui dit : «Il n’y a aujourd’hui aucun protecteur contre l’ordre de Dieu. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde». Les vagues s’interposèrent soudain entre eux, et le fils fut alors parmi les engloutis»[1].

Les vagues coupèrent court à ce bref échange entre le père et son fils. Nûh regarda partout, il ne voyait que des vagues d’une hauteur dépassant les sommets et les plus élevés. Par clémence, Dieu noya le fils loin du père. Nûh ne savait guère que son fils était mécréant, c’est pourquoi il demanda à Dieu de le sauver : « Nûh invoqua son Seigneur et dit : «Mon Seigneur, mon fils est de ma famille et Ta promesse est vérité. Tu es le plus juste des juges». Il dit : «Ô Nûh, il n’est pas de ta famille, car son œuvre est infâme. Ne me demande pas ce dont tu n’as aucune connaissance. Je t’exhorte afin que tu ne sois pas du nombre des ignorants».

Dans ces versets, Dieu montre à Son prophète que les liens de la foi sont plus puissants que les liens du sang. La promesse que Dieu avait faite à Nûh concernait uniquement les croyants. D’ailleurs, même son épouse fut noyée dans sa maison. A cet égart, il importe de noter que ce qui entretient les liens dans une communauté de croyants se restreint aux bonnes œuvres.

Aussitôt, Nûh reprit ses esprits et demanda dans une profonde sincérité à Dieu de lui pardonner : « Nûh dit : ‘’Seigneur, je cherche Ta protection contre toute demande de ce dont je n’ai aucune connaissance. Si Tu ne me pardonnes pas et ne me fais pas miséricorde, je serai au nombre des perdants’’».

Dieu rassura et apaisa le cœur de Son messager. L’arche navigua au loin durant un temps qui reste inconnu. Puis, Dieu ordonna au ciel de retenir ses larmes et à la terre d’avaler sa salive. Les orages cessèrent et les vagues s’adoucirent. L’eau s’endormit et se montra aussi calme qu’un nourrisson en plein sommeil : « Il fut dit : «Ô terre, absorbe ton eau ! Et toi ciel, cesse [de pleuvoir]!» L’eau baissa, l’ordre fut exécuté et l’arche s’installa sur le Joudi. Il fut dit : «Que disparaissent les gens pervers !’’ ».

D’après certains géographes, le mont Joudi se situe à l’est de la Turquie. C’est donc près de ce lieu que l’arche se posa. Après ce long périple, la petite communauté de croyants fut sauvée d’une mort certaine. Ils louèrent le Seigneur et manifestèrent par des oraisons élogieuses leur gratitude.

Dieu s’adressa à Son messager en ces termes : «Ô Noé, débarque avec Notre sécurité et Nos bénédictions sur toi et sur des communautés [issues] de ceux qui sont avec toi. Il y (en) aura des communautés auxquelles Nous accorderons une jouissance temporaire ; puis un châtiment douloureux venant de Nous les emportera’’ ».

Nûh débarqua avec sa communauté sur la terre ferme. Il libéra les animaux embarqués avec lui.  Une nouvelle vie s’offrait désormais à eux. Une vie pleine de lumière, de sagesse et de leçons apprises durant cette aventure unique en genre. Cependant, nous ignorons la suite de la vie de ce noble Messager. Le Coran ne narre que cette fin heureuse.  Ce qui est certain, c’est qu’il poursuivit son travail de prédication et d’enseignement jusqu’à son ultime souffle.  

Le Prophète, paix sur lui, rapporte le dernier conseil de Nûh pour son enfant : « Mon enfant, je te livre mon dernier conseil : je t’ordonne deux choses et de je t’en interdis deux autres. Je t’ordonne de t’accrocher à l’attestation de foi : nulle divinité à part Dieu. Sache que si les sept cieux et les sept terres étaient posés dans une partie de la balance et l’attestation de foi dans une autre, celle-ci l’emportera.  Sache également que les sept cieux et les sept terres étaient des choses insignifiantes, et c’est par l’attestation de foi et la louange de Dieu qu’ils reprirent sens. Cette attestation est le lien entre toute chose et c'est par elle que la création reçoit sa subsistance. Je t’interdis le polythéisme et l’arrogance » (Ahmad, n° 6583).

À suivre in shâ’a Allâh la fin du récit du prophète Nûh paix sur lui.



[1] Le récit du déluge est rapporté essentiellement dans sourate Hûd du verset 40 à 48. 

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