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ABÛ DJA‘FAR AT-TABARÎ : UNE MÉMOIRE VIVANTE

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Abû Dja‘far At-Tabarî

(224-310 / 839-923)

 

Muhammad b. Djarîr At-Tabarî, Abû Dja‘far

 

Abû Dja‘far naquit dans la région de Tabaristan située au nord de l’Iran, près de la mer Caspienne. Il voit le jour à Âmul, la capitale de la région, dans une famille aisée. À l’âge de sept ans, il connaissait le Coran par cœur et à huit ans il dirigeait la Prière. Très tôt ses professeurs repèrent en lui un esprit vif et une intelligence hors du commun. La situation financière de son père l’aida à étudier dans les meilleurs centres de l’époque.   

Dès lors, At-Tabarî initia des voyages estudiantins dans toute la partie est du monde musulman. Il se rendit d’abord à Ar-Ray (banlieue de Téhéran), puis à Bagdad. Durant cette période, il souhaitait étudier auprès d’Ibn Hanbal. Cependant, ce dernier rendit l’âme avant qu’il ne s’installe dans la capitale abbasside.  Il rendit visite à Kûfa et Bassora où il ne resta qu’un court moment ensuite il revint à Bagdad où il séjourna quelque temps.

Après cette halte en Irak, il se dirigea vers l’Égypte pour y approfondir ses études.  Il profita de ce voyage pour compléter son savoir dans la science du hadith en Syrie. D’après les historiens, il arriva en Égypte vers 255 de l’hégire (869). Il y demeura à peu près un an. At-Tabarî revint ensuite à Bagdad où il élut résidence jusqu’à sa mort. D’une manière générale, cet érudit était un grand voyageur au même titre que les savants de son époque. 

La seule préoccupation de ce grand historien de renommée était de collecter la majeure partie des récits, qu’ils soient ou non d’ordre religieux.  Il consacra la majeure partie de sa vie à la recherche scientifique et à l’écriture. Ainsi, il dépensa tout l’argent qu’il hérita de son père dans ses études. Au final, il ne lui restait que ce qui couvre ses besoins primaires. Par ailleurs, il refusa les postes à responsabilité que certains gouverneurs lui proposèrent pour garder son indépendance intellectuelle. Il déclina aussi les présents et les dons qu’ils lui envoyèrent. 

At-Tabarî se distingua avec brio dans différentes branches du savoir. Il était à la fois historien, exégète, juriste, traditionniste, linguiste et poète. Il étudia également les mathématiques et la médecine. 

Après son retour d’Égypte, il respecta durant dix ans les normes de l’école shaféite dans la jurisprudence. Suite à la maturité de son esprit juridique, At-Tabarî mit en place une méthodologie qui lui est propre. Ses disciples suivirent alors sa voie, on nommait cette nouvelle école de droit : al- Djarîriyya. Cette école prenait des distances sur le plan théorique avec l’école shaféite, néanmoins sur le plan pratique, elles restaient assez proches. Ce qui précipita dans l’oubli l’école d’At-Tabarî. 

En revanche, les idées juridiques de cet éminent savant étaient différentes de celle de l’école hanbalite. At-Tabarî considérait que l’imâm Ahmad était davantage un spécialiste du hadith qu’un juriste et ses positions dans ce domaine ne font pas autorité. Depuis, les hanbalites devinrent très hostiles à son égard. 

Dès lors, At-Tabarî s’assigna lui-même à résidence pour éviter de se faire passer à tabac par une plèbe en colère, acquise à la cause de l’école d’Ibn Hanbal. Il ne quitta son domicile qu’après une mise en garde émise par les forces de l’ordre califales assurant sa sécurité. Ses adversaires tentèrent alors de l’excommunier et le qualifièrent d’hérétique. Il réfuta toutes ces accusations qui n’étaient fondées sur rien. 

Le patrimoine culturel d’At-Tabarî ne nous parvint que de manière partielle. Une partie non négligeable de ses écrits reste encore introuvable. Ainsi, tous ses ouvrages relatifs à son école juridique sont perdus. 

Comme nous l’avions signalé, At-Tabarî était un exégète de renom. Son commentaire du Coran nous est parvenu intégralement. Il est publié en 26 volumes avec ses annexes. À ce titre, il est même considéré par la communauté des savants comme le père de l’exégèse du Coran (Shaykhu l-mufassirîn). Cet ouvrage est la référence la plus utilisée dans le domaine de l’exégèse. At-Tabarî s’y intéresse à l’analyse linguistique, juridique, doctrinale et historique des versets coraniques. Il y rapporte les traditions prophétiques et les avis de ses prédécesseurs avec ses propres chaînes de transmission. De plus, il y présente ses postillons personnels quand il le jugeait nécessaire. 

At-Tabarî est également connu pour son monumental ouvrage d’Histoire universelle, intitulé : L’Histoire des Messagers et des rois. Il est publié en 11 volumes. La première partie de cet ouvrage, après une introduction fort intéressante, introduit l’histoire des prophètes en commençant par celle d’Adam, paix sur lui. Ensuite, il écrit sur l’histoire de la Perse et de l’empire sassanide. Puis, il aborde la biographie du Prophète, paix sur lui, et des califes bien-guidés. Les dernières parties de cette encyclopédie historique se rapportent à la dynastie umayyade puis à la dynastie abbasside. Dans cet ouvrage, At-Tabarî ne fait pas le tri entre les récits fiables et les récits mythologiques. Il y assemble une matière dense et confuse. 

Tous les biographes d’At-Tabarî relèvent le caractère remarquable de sa production intellectuelle et son immense contribution à l’enrichissement de la bibliothèque islamique. Il est considéré comme le savant le plus prolifique de toute la civilisation musulmane. Il écrivit des centaines de milliers de pages et légua un patrimoine exceptionnel. D’après Al-Khatîb al-Baghdâdî, il passa 40 ans de sa vie à écrire chaque jour une quarantaine de pages. 

Sur un plan plus personnel cette fois, At-Tabarî demeura toute sa vie célibataire. Il dit à ce sujet : « Je n’ai jamais dénoué mon vêtement pour accomplir un acte licite et à fortiori illicite ». Il vécut chaste et respectueux de sa personne avant celle des autres. Ce choix de vie s’explique par la somme considérable de travail qu’il abattait. Il ne voulait guère se montrer injuste ni ingrat à l’égard de cette épouse qu’il n’eut jamais. Au niveau physique, il était mâte de peau, mince, de grande taille et aux yeux serrés. Quand il fut vieillard, il ne teintait pas ses cheveux blancs.   

At-Tabarî, rendit l’âme à Bagdad après une vie consacrée à la recherche et l’acquisition du savoir, puis à sa mise en forme et à sa diffusion. Des milliers de personnes assistèrent à son enterrement. Durant plusieurs mois, les gens se déplacèrent à sa tombe pour lui rendre hommage. De même, de nombreux savants firent ses éloges dans des poèmes qu’ils lui dédièrent. Que Dieu lui fasse miséricorde et le couvre de Ses bienfaits.

 

Ses autres ouvrages publiés :

 

-        Ikhtilâf al-fiqahâ’ (La Divergence des juristes)

 

-        At-Tabsîr fî ma‘âlim ad-dîn (Les Divergences doctrinales)

 

-        Tahdhîb al-Athâr (Récits juridiques)

 

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