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LA VALEUR TRAVAIL EN ISLAM ET L’ÉVEIL DE LA CONSCIENCE POLITIQUE

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Il plait à certains intellectuels, surtout de gauche, d’analyser la situation des musulmans en France sous les projecteurs des idées marxistes. Suivant cette vision, le nœud gordien de cette situation réside dans la ghettoïsation de ces populations, et aussi dans la structuration du chômage au sein la communauté. Le racisme endémique et l’ostracisme social sont alors pointés du doigt. Il est inutile de faire de longs discours, car les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Cette conception reste toutefois insuffisante. Il y a certainement une part de vérité dans cette approche, mais elle doit être complétée par un autre facteur encore plus important qui se manifeste à travers des positions pseudo-idéologiques de certains musulmans. Bon nombre d’entre eux refusent de rentrer dans la vie active sous prétexte de préserver leur apparence islamique.

Chez les hommes, le port du qamis (tunique plus ou moins élégante) et de la barbe fait alors office de pilier intouchable. Ils avancent l’idée de préférer l’obéissance totale à Dieu plutôt que de trouver un emploi contraignant. Nous avons qualifié cette posture de pseudo idéologique, car elle est tout simplement indéfendable islamiquement.

Cependant avant de répondre à cette mise en scène perfide, il convient de souligner l’importance de la vie active en Islam. Le travail dans notre religion est considéré comme une valeur essentielle. Il devient même obligatoire pour les personnes bénéficiant de leurs capacités physiques et mentales[1].

La racine « ‘amila » qui signifie faire bonne œuvre, est relatée avec ses divers affixes plus de 350 fois dans le Coran. Ce qui démontre la considérable attention accordée à la vie active. Les prophètes u, qui sont à n’en pas douter des modèles à suivre, ont exercé diverses professions pour subvenir à leurs besoins : « D’aucuns ont mangé meilleure nourriture que celle de son travail. Dâwûd, le prophète de Dieu, se nourrissait de son travail »[2]. En effet, ce n’est qu’au moyen du travail bien accompli que se réalise la lieutenance de l’homme sur terre (khilâfa).

L’illustre Ibn Khaldûn écrit à ce propos : « Maintenant, il faut savoir que c’est au moyen de son propre tra­vail et en visant au gain que l’homme parvient à acquérir ; il doit agir et travailler pour obtenir un bénéfice, quand même il chercherait à y parvenir par toutes les voies possibles. Dieu dit : Cherchez votre bénéfice auprès de Lui. Les efforts que l’homme fait pour cela dé­pendent du pouvoir que Dieu lui a concédé et des idées qu’Il lui inspire. Tout bénéfice provient de Dieu ; en revanche tout ce qui est acquisition et tout ce qui est fonds et richesses ne proviennent que du travail de l’homme. Cela est évident quand ce travail consiste dans les efforts personnels de l’individu, comme le serait, par exemple, l’exercice d’un art. Le gain qui résulte de l’élevage des bestiaux, de la culture des plantes et de l’exploitation des mines ne peut s’obtenir non plus que par le travail de l’homme ; c’est ce qu’on voit partout. Sans le travail, ces occupations ne fourniraient aucun profit, ni aucun avantage »[3].

Dans la vie du musulman, le travail est donc capital, seul un cas de force majeure comme un handicap physique peut dispenser de l’activité professionnelle. Les paresseux qui aiment vivre aux crochets d’autrui, sans justification valable, sont des éléments parasitaires dans la société. Au risque de choquer les faux dévots, la barbe et l’apparat vestimentaire ne sont d’aucune sorte des devoirs religieux. Ce sont de simples artifices pour légitimer l’oisiveté. À choisir entre la barbe et le travail, sans le moindre doute, le travail est prioritaire[4].

Dans certains couples, l’époux refuse de travailler pour préserver ses poils. Aussi ridicule soit l’excuse avancée, elle reste approuvable à ses yeux. Les prêtres[5] des régimes arabes passent leur temps à spéculer sur le statut juridique de bon nombre de sujets purement secondaires, voire superflus, qui ont pour but l’abrutissement de la jeunesse. Cette ruse connaît un certain succès dans ce milieu, c’est indéniable.

Il s’agit de noyer l’esprit des jeunes dans des querelles de basse-cour afin d’avorter toute velléité de réforme.  Ces discussions futiles trouvent aussi preneur auprès d’une faction de la population musulmane en Europe. Les polémiques qu’engendrent ces questions instaurent un déphasage total avec la réalité. Pis encore, cette jeunesse larguée s’accroche à ce mode de vie. Elle préfère mener une vie de misère plutôt que de retrousser ses manches. Elle ne veut pas troquer leur religion contre une poignée de billets de banque se défendront-elle, oubliant au passage que le travail fait partie intégrante de l’Islam.

À noter que la problématique du travail mérite, elle aussi, un examen à part. Néanmoins, cette halte était nécessaire pour mettre à nu cette idéologie nocive et la réexpédier dans son patelin manichéen. Les adeptes de cette doctrine ne proposent aucune stratégie pour revivifier l’esprit de l’Islam dans cette partie du monde. Ils sont comparables à l’écume des torrents[6].

De plus, l’évocation de la valeur travail dans cette étude consacrée à l’Islam politique a pour mission de mettre en relief la relation inséparable entre les deux domaines. Il n’est possible d’avoir de l’influence sur les dissidents dans les affaires publiques qu’au prix d’une manne financière. Le moyen le plus simple et le plus efficace pour se la procurer est d’exercer une profession honnête et décente. À cette occasion, nous souhaitons bon vent aux promoteurs de la migration inverse[7].   



[1] Al-Zuhaylî, al-Fiqh al-islâmî wa adillatuh, t. VII, p. 16, al-Qurtubî, al-Tafsîr, t. VIII, p. 108.

[2] Al-Bukhârî, al-Sahîh, t. II, p. 730.

[3] Ibn Khaldûn, al-Muqaddima, p. 381.

[4] Le traditionniste et théoricien du droit contemporain ‘Abdullâh Al-Juday‘ consacre un ouvrage qui traite de cette question dans les moindres détails en décortiquant minutieusement les textes et fustige les partisans de la sacralisation de la barbe, cf. Al-Lihya, p. 312.

[5] Le philosophe et réformiste Abû Ya‘rub al-Marzûqî qualifie cette entité d’organisation mafiosi, al-‘Amal wa l-nadhar en collab. Avec H. Hanafî, 2003.

[6] À méditer le propos prophétique : « Peu s’en faut que les nations s’invitent à vous dévorer comme le font les affamés pour un plat ». Un des compagnons dit alors : serait-ce à cause de notre faible nombre ce jour-là ?  « Au contraire, répond-il, vous serez nombreux, mais vous serez comparables à l’écume des torrents », Abû Dâwûd, al-Sunan, t. IV. P. 184.

[7] Vers les pays majoritairement musulmans. 

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