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LE STATUT DE LA FEMME ET LA LOI ISLAMIQUE SUR HÉRITAGE Spécial

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La manière dont nous aborderons le présent sujet ne traitera pas de la question doctrinale, chacun est libre de penser ce qu’il veut tant qu’il n’empiète pas sur les droits d’autrui. Le Coran est très clair sur cette question : « Nulle contrainte en matière de religion » (La Vache, 256).

Nous ne voulons aucunement imposer aux autres nos convictions et nous n’acceptons pas non plus qu’on nous en impose. 

Ceci étant dit, la répartition du patrimoine laissé par le défunt suivant les règles de la loi coranique est un sujet qui mérite qu’on s’y attarde pour au moins deux raisons. La première est d’ordre contextuel et la seconde est d’ordre structurel. Pour ce qui relève du cas contextuel, nul n’est censé ignorer que ce sujet est dans la ligne de mire d’un certain nombre d’organisations dites ‘‘féministes’’ ou ‘‘laïques’’. En effet, les tenants de ce discours soi-disant progressiste s’attaquent violemment à cette loi qui appartient, d’après eux, à un autre âge. 

Quant au côté structurel, nous allons aborder dans cet article la raison d’être de cette répartition et démontrer sur le plan philosophique que ces lois n’introduisent aucune inégalité entre l’homme et la femme. Il revient au lecteur de suivre attentivement l’enchaînement des idées et l’argumentation autour de laquelle elles s’articulent. D’autant plus qu’il existe une imbrication directe entre l’ordre contextuel et l’ordre structurel. 

Sous les apparences d’un discours académique, le point de vue égalitariste des laïcs forcenés confond des thématiques qui appartiennent à des ordres différents. Nous avons affaire à un discours purement idéologique qui, par comble d’ignorance, prétend donner des leçons de morale sous des apparats d’analyses qui se veulent objectives. 

Venons aux faits, d’abord où se situe le nœud du problème ? Nos protagonistes s’appuient sur un texte coranique qui traite de la distribution de l’héritage d’un défunt pour élaborer leur thèse sur l’inégalité intrinsèque entre l’homme et la femme inhérente au Coran. Le verset en question dit ceci : « Au fils revient l’équivalent de la part de deux filles » (Les Femmes, 11). 

Notre propos ne va pas s’attarder sur l’exégèse de ce verset, mais va plutôt se focaliser sur le principe éthique qui s’en dégage. À ce titre, les idéologues qui défendent la position égalitariste affirment que ce verset exprime clairement l’inégalité de statut entre l’homme et la femme. Ainsi, d’après cette interprétation, la femme serait la moitié d’un homme. 

En réalité, comme nous le verrons, ce verset n’a absolument rien à voir avec la condition existentielle de l’homme et encore moins avec celle de la femme. C’est davantage un procès d’intention qu’une analyse profonde sur la place de la femme en Islam. Par conséquent, nous allons nous restreindre à examiner le côté philosophico-juridique de cette assertion. 

Premièrement, il importe de considérer le statut existentiel de l’être humain d’une façon générale et celui de la femme de façon particulière. Notre première question se formule de la manière suivante : devons-nous statuer sur la valeur existentielle de l’homme et de la femme à partir de la part de l’héritage qui lui revient de droit ? 

Allons encore plus loin dans cette réflexion, est-ce que le statut de l’être humain est déterminé par ce qu’il est ou par ce qu’il possède ? La réponse donnée par les tenants de l’idéologie égalitariste est la suivante : le Coran considère la femme comme inférieure à l’homme sur la base de ce qu’ils perçoivent chacun comme part d’héritage. 

La seconde question que nous devons poser concerne cette fois le côté juridique. Le partage de l’héritage est-il déterminé par la situation de la personne concernée vis-à-vis de Dieu ou vis-à-vis du défunt ? Autrement dit, est-ce qu’on reçoit notre part d’héritage en fonction de notre sexe ou en fonction de notre filiation avec le défunt ? 

Revenons à la première question. Si nous devions tenir pour acquis le propos des adeptes de l’idéologie égalitariste, cela reviendrait à dire que la valeur de l’individu est fixée suivant les biens qu’il possède. Par voie de conséquence, l’inégalité des richesses entre les humains d’une manière générale est l’élément clé qui détermine leur statut existentiel. En d’autres termes, nous valons ce que nous possédons. 

Soyons encore plus précis, est-ce que la valeur de l’être humain est indexée sur la valeur des biens qu’il possède ? Ainsi, plus il serait riche et plus son existence prendrait de la valeur. Nous ne serons pas étonnés de recevoir une réponse positive à cette question surtout dans les sociétés matérialistes dans lesquelles nous vivons.

Cependant, nous pensons que les personnes dotées d’un esprit libre, qui respectent les principes de la dignité humaine, ne réduisent pas la valeur d’un être humain à celle de son compte en banque. 

Néanmoins, soyons outranciers et acceptons, par cynisme, la vision matérialiste. D’emblée, une question décisive se pose : faut-il déterminer la valeur de l’individu par rapport à ce qu’il a acquis lui-même comme richesse ou par rapport à ce qu’on lui a donné ? Dans ce dernier cas, la valeur de son existence est conditionnée à ce que d’autres peuvent lui léguer, de ce fait l’individu n’est même plus maître de son existence. C’est exactement ce cas qui se produit dans le cadre d’une succession. 

La vision égalitariste considère que la valeur de l’être humain est déterminée par sa situation financière. Plus on est riche, plus on a de la valeur et inversement. Ce principe vaut aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Pour que nous soyons égaux, il faudrait donc que nous possédions tous des biens de valeur équivalente, du moins c’est ainsi que les égalitaristes interprètent le verset en question. 

Étant donné qu’il s’agit d’une pure projection fantasmatique, le principe de l’égalité entre les hommes disparaît totalement, car, par évidence, nous sommes inégaux au niveau des richesses. Puis, suivant cette logique celui qui vit dans la misère matérielle n’a plus aucun espoir, puisque sa vie ne vaut pratiquement rien. Bref, l’idéologie de l’égalitarisme matériel crée un profond malaise existentiel. 

D’ailleurs, le rêve d’accéder à la fortune est le moteur principal dans le système capitaliste, de ce fait le principe égalitariste s’évanouit dans cette quête. De plus, c’est ce rêve de conquête qui a conduit à l’effondrement du communisme soviétique qui avait pour projet de mettre en place un égalitarisme matériel généralisé. 

Laissons l’outrance de côté et concentrons nous à éclaircir encore plus notre propos. Dans une entreprise, le PDG qui perçoit un salaire supérieur à celui de l’ensemble de ses employés ne signifie aucunement que son existence vaut mieux que celle de toutes ces personnes.

On ne définit pas la valeur de l’être humain par rapport à son salaire, il en est de même pour ce qui est de la perception d’un héritage. La valeur de l’existence est déterminée par la vie elle-même et non par les biens possédés ou à posséder potentiellement. 

Pour répondre à la seconde question, le verset intervient pour limiter le pouvoir du futur défunt au niveau de la répartition de ses richesses. On reçoit notre part d’héritage en fonction de notre position dans la généalogie du défunt et non par rapport à la considération que Dieu porte à notre égard. 

Ce verset nous informe que notre marge de manœuvre par rapport aux richesses dont nous disposons est restreinte. Nous devons partager cet héritage suivant des modalités précises. Dans son testament, le défunt ne peut donner qu’un tiers de ces biens à la personne qu’il veut, les deux autres tiers doivent être distribués suivant des considérations filiales. Le verset régule donc notre liberté dans la répartition de nos biens. 

La question cruciale qu’il faut se poser est la suivante : la loi islamique restreinte-t-elle la liberté de la femme davantage que celle de l’homme dans la manière de répartir ses richesses ou cette liberté est exactement la même ? En effet, la liberté de jouir de ses biens est l’élément fondamental dans la détermination de la valeur existentielle de l’individu. 

En Islam, la femme a comme l’homme exactement la même liberté dans la manière de gérer ses biens. Elle dispose des mêmes prérogatives et des mêmes contraintes. Elle n’a besoin d’aucune tutelle pour acquérir des biens et les dépenser. 

Par ailleurs, le Coran considère deux principes pour déterminer le statut existentiel de l’être humain, quelle que soit son origine ethnique et quel que soit son genre. Ces deux principes n’ont absolument rien à avoir avec ce que l’individu possède ou peut éventuellement posséder. Le premier est défini par l’origine primordiale de tous les humains qui descendent tous du même père et de la mère. Tous les hommes sont égaux sur ce plan filial. 

Le second critère se réfère au mérite moral : « Humains, Nous vous avons créé d’un homme et d’une femme puis Nous vous constituâmes en peuples et tribus afin que vous vous entreconnaissiiez, le plus noble d’entre-vous auprès de Dieu est le plus vertueux » (Les Appartements, 13).

La valeur de notre existence est donc déterminée, non pas par notre sexe, mais par les efforts que nous avons accomplis pour rendre notre monde meilleur.

2 Commentaires

  • Super User

    Wa 'alaykum salâm,

    En effet, le présent article ne répond pas à la question du partage en tant que telle. Il vient clarifier la condition de la femme dans la religion musulmane.

    Prochainement, par la grâce de Dieu, nous aborderons la question de l'héritage, ses modalités d'application et sa philosophie globale.

    Bâraka Allâhu fikoum pour votre attention.

    admin Lien vers le commentaire
  • Zayna

    Salam,

    Article pertinent comme toujours, mais qui n'explique pas la différence de partage de l'héritage. Cette différence est liée au contexte, mais la loi sur l'héritage est-elle immuable ?

    Autrefois, c'était l'homme qui avait à sa charge toute la famille. De nos jours, nous retrouvons beaucoup de femmes célibataires, divorcées, ou mamans seules.

    Certains proposent une modification de ce partage. Quoi penser de tout cela ?

    BarakAllahu fikum pour votre travail de qualité.

    Zayna Lien vers le commentaire
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