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LA MÉMOIRE EST-ELLE EN DANGER AVEC INTERNET ? Spécial

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D’après une sérieuse étude publiée par le Times, la plupart de ceux qui s’apprêtent à lire cet article vont rapidement abandonner cette idée par manque de patience. Le lecteur va parcourir environ 40 secondes ces quelques lignes puis va se poser la question de savoir s’il doit continuer ou s’il préfère zapper sur une autre page ou suivre un autre lien. L’internaute va d’abord chercher les images et lire les commentaires qui les accompagnent, il s’arrêtera au titre, puis tentera de lire les deux premières phrases. Au cas où l’article l’intéresserait, il cliquera sur l’icône ‘‘impression’’ ou l'ajouter à ses favoris pour le lire plus tard. Il y a de fortes probabilités que ce moment ne vienne jamais.  

« L’homme vit dans la précipitation » (Coran : Le Voyage nocturne – 11)

Le lecteur qui lit sur papier adopte un tout autre comportement avec le support qu’il a entre les mains. Il va parcourir tranquillement le titre puis le sous-titre et poursuivre son aventure jusqu’à la dernière phrase. Si jamais le texte attire son attention, il scrutera attentivement chaque paragraphe, le stylo à la main, pour souligner les passages importants.

Le papier possède cette capacité de transporter le lecteur dans un autre monde sans qu’il s’en rende compte. Internet exerce une influence différente sur son utilisateur, ce dernier est dispersé par la quantité considérable d’informations qui sont à sa portée. Partout où il regarde, il voit des images qui clignotent, des vidéos qui se lancent parfois sans prévenir, des infographies qui apparaissent puis disparaissent, sans parler du texte lui-même. L’internaute interrompt souvent sa lecture pour répondre à un mail, ajouter un tweet, ouvrir sa page Facebook ou pour revenir à la page Actualité de Google. Il court derrière mille proies en même temps sans jamais en attraper une.

La MÉMOIRE est en danger

La grande nouveauté d’internet est sa capacité à fournir des données en un clin d’œil. L’instantanéité des informations a radicalement changé le quotidien des utilisateurs. On trouve tout sur tout, il suffit d’aller sur un moteur de recherche et taper les mots-clés appropriés pour mener sa petite enquête.

Notre mémoire s’adapte à l’usage que nous en faisons. Quand on la met au placard, elle perd ses habitudes et ne fait appel qu’à sa partie mécanique, seule la mémoire dite de ‘‘courte-durée’’ est activée. Le cerveau n’a plus besoin d’enregistrer des informations, car le web se charge de cette fonction. L’individu moderne ne prend plus le temps de réfléchir tranquillement, il vit dans la précipitation.

Il n’est plus utile aujourd’hui d’apprendre les capitales du monde ou le tableau périodique des éléments chimiques, car l’oncle Google endosse cette responsabilité. Il répond en une fraction de seconde. Il n’est plus nécessaire de connaître la date de naissance de ses enfants ou des membres de la famille voire des amis, car les fonctionnalités de Facebook remplissent parfaitement ce rôle. Certains n’hésitent même pas à utiliser leur GPS pour se rendre sur leur lieu de travail, un chemin qu’ils empruntent pourtant tous les jours. Leur mémoire longue durée est en hibernation.

La foire du net

Internet a aussi démocratisé les contributions personnalisées. Auparavant, ce privilège était réservé aux intellectuels, aux écrivains et aux journalistes. Désormais, chacun peut avoir son blog, intervenir dans un forum, donner son avis après avoir lu un article, etc.

L’individu lambda peut analyser à sa guise les évènements qui secouent le monde, faire part de son opinion sur des questions aussi complexes que celles de la crise économique, du réchauffement climatique ou encore de la situation géopolitique au fin fond du Gabon. Peu importe si les informations dont il dispose sont fausses, incomplètes ou dépassées. Il lui suffit d’utiliser quelques techniques de communication pour que sa page soit suivie par des centaines voire des milliers de fans. Dans la plupart des cas, on ne fait guère attention à la grammaire et encore moins à la syntaxe. Ce qui importe avant tout est de partager son sentiment avec les autres.

Internet offre à chacun l’opportunité de changer de vie et de se construire une personnalité idyllique. L’anonymat permet de se transformer en héros virtuel. L’internaute est prêt à partager ses secrets les plus intimes et à s’imaginer des aventures fictives sans limites.

Le temps GAGNÉ est AUSSITÔT perdu

Il fut un temps où il fallait prendre un moyen de locomotion et se rendre dans une bibliothèque puis explorer ses rayons pour trouver les références convoitées. Dorénavant, internet nous dispense de cette perte de temps. En un clic, l’internaute a pratiquement tout ce qu’il veut de chez lui. Ce temps gagné en réalité n’est qu’un leurre, car il sera aussitôt perdu dans les ruelles du net. En effet, quand on ne prend pas certaines précautions, le web est l’outil le plus chronophage qui existe.

Quand on lance une recherche, on tombe souvent sur une tonne d’informations dont la plupart sont inexploitables. Même quand on arrive à trouver chaussure à son pied, on empreinte d’autres allées qui n’ont rien à voir avec l’objet de la recherche. L’internaute est toujours à l’affut de la dernière info qui ne lui servirait finalement à rien.

Cette facilité à trouver des renseignements à portée de main contribue à fragiliser considérablement notre capacité de mémoriser les informations. Dans ce processus, nous ne faisons usage que de notre mémoire vive. Aussitôt l’information captée, elle se trouve archivée dans les limbes du cerveau quelques heures plus tard. Il faudrait une séance d’hypnose pour pouvoir l’extraire à nouveau. Nous participons par ce comportement à en faire une mémoire de poisson rouge.  

Dans ces conditions, il deviendrait difficile pour les utilisateurs réguliers du web de mémoriser la parole divine et de l’ancrer dans leur poitrine, de réciter par coeur un poème ou de connaître avec exactitude la chronologie de certains événements importants. Le Prophète, paix sur lui, a insisté sur l’importance des révisions qu’il a comparées à un chameau qu’on tient par une bride. Il est essentiel, pour nous musulmans, d’avoir une vraie réflexion sur la manière dont nous utilisons cet outil. La mémoire est un don de Dieu qu’il faut préserver. La révolution numérique ne doit pas nous transformer en des consommateurs écervelés.

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