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LA SCIENCE CACHÉE OU L’EXPÉRIENCE SPIRITUELLE Spécial

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Dans le chapitre de la Science de son SahîhAl-Bukhârî rapporte ce récit d’Abû Hurayra : « J’ai appris du Messager de Dieu, paix sur lui, deux récipients de savoir. Le premier, je l’ai diffusé, quant à l’autre si je le diffuse ce gosier sera tranché ».  

Dans son commentaire, Fath al-BârîIbn Hadjar explique ainsi la parole d’Abû Hurayra : les savants ont considéré que le récipient de savoir qu’il n’a pas diffusé concerne les noms des gouverneurs malveillants ainsi que de leur situation et de leur époque. Abû Hurayra insinuait des choses et ne pouvait les dire franchement. Il disait : Je demande à Dieu de me protéger de l’an 60 et contre la gouvernance des gamins, il faisait allusion à la prise du pouvoir par Yazîd le fils de Mu‘âwiyya, dont le père est le fondateur de la dynastie Umayyade. 

Ibn Taymiyya, de son côté, voulut couper court à toute interprétation douteuse de ce hadith, en affirmant qu’Abû Hurayra n’a hérité d’aucune science mystérieuse comme le prétendent certains hérétiques (Bughyat al-murtâd). 

Cette parole d’Abû Hurayra ne cessa depuis d’être interprétée différemment en fonction des appartenances idéologiques. Les savants du hadith pensent que le savoir caché concerne la mise en garde contre les gouverneurs injustes et les soufis pensent qu’il s’agit d’un savoir particulier réservé seulement à une certaine élite. Le Prophète, paix sur lui, n’en a fait profiter que ceux qu’il jugeait aptes à le supporter. C’est ce que les soufis appellent la science du Vrai. 

Par principe de précaution, les savants du hadith rejettent cette compréhension, car elle risque d’introduire dans la religion des concepts étrangers et déviants. Comme ce fut le cas des hérétiques qui modifièrent complètement le sens des injonctions divines dans la religion révélée. 

Les maîtres spirituels considèrent que le sens apparent des textes c’est comme l’enveloppe d’un fruit, il sert de garde-fou à la masse pour ne pas dévier. L’élite, quant à elle, ne doit pas se satisfaire de ce sens apparent et chercher une signification plus profonde. 

Toutefois, certains d’entre eux finirent par dénaturer complètement les principes de la religion. In fine, il n’y avait plus de licite ni d’illicite. Les textes sacrés étaient interprétés suivant leurs désirs et leurs humeurs.   

Néanmoins, il ne faut pas mettre dans la même case d’une part les hérétiques qui affichent clairement leur adversité à l’égard des enseignements les plus basiques de la religion et d’autre part la compréhension des maîtres de la spiritualité islamiques. Ces derniers, à l’image d’Al-Ghazâlî, furent les premiers à réfuter les errements des charlatans de l’ésotérisme et à les excommunier. 

Les maîtres de la spiritualité entendent de façon radicalement différente le savoir caché qu’Abû Hurayra ne voulait pas diffuser par crainte de voir sa tête tranchée. Pour eux, ce savoir est une grâce que Dieu accorde à Ses serviteurs les plus proches. Il illumine leur cœur par des vérités qu’ils sont les seuls à pouvoir saisir. 

Dieu leur accorde ce privilège quand ils manifestent une régularité irréprochable dans l’application de Sa loi. Ils exécutent Ses ordres avec dévotion et s’écartent de Ses interdits par crainte révérencielle. Ad-Dârimî rapporte dans ses Sunan ce propos d’Al-Hassan Al-Basrî : «Il y a deux sortes de sciences : une science dans le cœur, c’est la science utile et une science du langage, c’est l’argument de Dieu contre les fils d’Adam».     

L’imam Mâlik eut aussi ces propos, d’après ce que rapporte Ash-Shâtibî dans ses Muwâfaqât :

Il est de la nature du fils d’Adam de commencer par l'ignorance puis de savoir, n’avez-vous pas entendu la parole de Dieu : « Si vous craignez Dieu, Il vous fera profiter du discernement » (Le Butin, 29).

La sagesse est un toucher d’ange sur le cœur du serviteur.

La sagesse est une lumière que Dieu propulse dans le cœur du serviteur.

Je pense que la sagesse c’est la compréhension profonde de la religion de Dieu, c’est aussi une chose que Dieu fait entrer dans les cœurs par Sa miséricorde et Sa grâce.  

Ces affirmations de l’imam Mâlik attestent qu’il existait à son époque cette approche de la lumière de Dieu qui pénètre les cœurs. Ce n’est par conséquent pas une invention des soufis. Les contemporains de Mâlik étaient conscients que Dieu n’accorde Ses faveurs qu’à ceux qui empruntent le droit chemin. 

Ash-Shâfi‘î eut, par exemple, des propos similaires dans sa Rissâla, selon lui, la science est de deux sortes : une science générale qui convient à tout le monde, et une science particulière qui permet de comprendre profondément le sens des textes sacrés (p. 154). 

Le Coran confirme cette idée dans le récit qui traite du voyage de Moïse avec le serviteur de Dieu que les exégètes nomment : Al-Khidhr. Cet homme vertueux fut décrit ainsi : « Ils (Moïse et son valet) trouvèrent un de Nos serviteurs que nous avons gratifié d’une miséricorde de Notre part et instruit d’une science provenant de Nous » (La Caverne, 65).  

Al-Bukhârî rapporte un hadith dans lequel le Prophète, paix sur lui, cite les propos d’Al-Khidhr qui s’adresse à Moïse : « Moïse ! Dieu t’a donné une science que je ne connais pas et Il m’a donné une science que tu ne connais pas » (As-Sahîh, 122). 

Les maîtres de la spiritualité, les médecins de l’âme comme on les appelle, se réfèrent à ce verset pour soutenir la posture qui consiste à dire qu’il existe un type de science que Dieu octroie à qui Il veut : « Ce que Dieu ouvre aux humains de Sa miséricorde, nul ne peut le retenir » (Le Créateur Intégral, 2). 

En effet, les faveurs que Dieu accorde à Ses serviteurs les plus vertueux ne font aucun doute de par leur évidence. Al-Khidhr fait partie de ces serviteurs gratifiés par Dieu, certains savants sont même d’avis qu’il est encore vivant, ils s’appuient sur une tradition rapportée par Al-Bayhaqî dans Dalâ’il an-nubuwwa. Il est venu présenter ses condoléances à la famille du Prophète, paix sur lui, lorsque Dieu choisit de le rappeler auprès de Lui. Cet avis est partagé aussi par An-Nawawî d’après ce que rapporte de lui Ibn Hadjar dans ses épîtres (Ar-Rassâ’il al-minbariyya). 

Ibn Taymiyya, de son côté, confirme cette notion de l'importance de la science cachée. Dans tous ces ouvrages, il affirme que la purification interne et le fondement de la purification externe. C'est ce fondement qui structure tout le message du Prophète, paix sur lui. On doit d'abord s'occuper de notre intérieur avant de s'intéresser à l'extérieur. 

La science cachée est une expression qui ne doit pas effrayer le croyant, bien au contraire. Cette science s'articule autour de la révélation divine. C'est elle seule qui fixe ses racines, ses ramifications et ses limites.

La science cachée est en fin de compte la science du cœur et de l'esprit. Elle perd toute signification quand elle se sépare de la lettre révélée.

L'imam Ar-Rifâ'î reprochait à ses disciples de faire cette distinction. En effet, sans le corps, le cœur n'a pas de sens. Ainsi, les actes d'adoration sont un passage nécessaire pour la purification interne. 

En respectant ces principes, la signification de la science cachée devient alors très claire. Cette science a pour finalité l’étude des effets que produisent les adorations sur le croyant.

La science visible définit la manière avec laquelle s’accomplissent les actes qui rapprochent le croyant de son Créateur. La prière, le jeûne, l'aumône, le pèlerinage, les invocations, les sacrifices, etc. sont régulés par la législation avec soin. Il n'est permis à personne de modifier cette façon de faire. 

En revanche, la science interne va chercher à comprendre le sens profond de ses actes. Quelle est la profonde signification de la prière, du jeûne, de l'aumône, ou du pèlerinage ? Ici, on ne se contente plus de l'apparence, on tente de concevoir ces adorations dans une dimension plus vaste.

C'est une science qui s'acquiert par l'effort contre soi-même et une longue expérience d’investigation. Par l’acquisition de cette science, le croyant n'effectue plus les adorations de manière mécanique. Il tente d’appréhender leurs secrets. 

C'est exactement ce sens que le Coran met en évidence :

La Prière son objectif est d'éloigner le croyant de toutes sortes de turpitudes (L’Araignée, 45).

Le Jeûne son objectif est parvenir à la vertu (La Vache, 183).

L’Aumône son objectif est de lutter contre l’avarice et promouvoir la générosité (La Grande perte, 16).

Le Pèlerinage son objectif est l’amélioration de soi (La Vache, 197).  

On prête ces propos au grand maître spirituel, Al-Djunayd : « Il n’existe que deux sortes de sciences : la science de la seigneurie et la science de la servitude, le reste n’est qu’hallucination de l’esprit »[1].




[1]Al-Mawsû’a as-sûfiyya (Encyclopédie du soufisme).

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