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COMMENTAIRE DU DERNIER VERSET DE SOURATE AL-FÂTIHA Spécial

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« La voie de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits et non pas celle des damnés, non plus celle des égarés » (Al-Fâtiha, 7).

صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَ

 

Le dernier verset vient pour éclairer davantage le précédent. Après avoir demandé la guidance sur la voie droite, le musulman souhaite vivement savoir en quoi elle consiste et comment y parvenir. La réponse est aussi claire que limpide : cette voie est celle de ceux à qui Dieu a fait don de Ses faveurs. 

Les faveurs dont il est question ici ce sont avant tout des faveurs spirituelles et non les faveurs matérielles. Il est clair que les faveurs matérielles, comme la richesse ou le fait d’avoir des enfants Dieu les accorde aussi bien aux croyants qu’aux mécréants. Il s’agit donc en premier lieu de gratifications qui élèvent et purifient l’esprit (ar-rûh الروح). Cette voie est donc celle de ceux qui ont connu la vérité (al-haqq الحق) et qui s’y sont accrochés. Ce sont également ceux qui ont connu le Bien (al-khayr الخير) et qui agissent conformément à ce principe.

À ce stade, le croyant doit se poser la question de savoir quels sont ces individus qui profitent de la gratification de Dieu. Laissons le Coran lui-même répondre à cette question : « Obéir à Dieu et à Son Messager, c’est rejoindre ceux que Dieu a comblés de Ses faveurs, à savoir : les Prophètes, les hommes de vérité, les martyrs et les réformateurs. Quelle excellente compagnie ils forment ! » (Les Femmes, 69).

وَمَن يُطِعِ اللَّهَ وَالرَّسُولَ فَأُوْلَئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِم مِّنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَاءِ وَالصَّالِحِينَ وَحَسُنَ أُوْلَئِكَ رَفِيقًا

Nous demandons à Dieu de nous placer sur la voie de ces quatre catégories de personnes. La compagnie qui nous est proposée est celle des Prophètes, des hommes de vérité, des martyrs et des réformateurs. Analysons brièvement les spécificités de chacune de ces catégories.

Les Prophètes : ce sont les élus de Dieu pour porter et communiquer Son Message. Ils sont assistés par Dieu dans tout ce qu’ils font, car ils représentent le modèle exemplaire auquel l’humanité doit parvenir ou du moins essayer de cheminer. Leur nombre est limité dans le temps et Muhammad, paix sur lui, parachève le cycle de la prophétie. De plus, le discours coranique est prolifique à leur sujet.

Les hommes de vérité : ce sont des hommes et des femmes à qui Dieu a montré la lumière de la vérité et ils l’ont suivie contre vents et marée. La vérité est une connaissance reconnue comme juste et conforme à la réalité, elle s’oppose en ce sens au mensonge et à l’hypocrisie. 

Les martyrs : ce sont ceux qui sacrifient leur vie et leurs biens pour Dieu. Le terme arabe qui réfère à ce sens est celui de ‘‘shahîd’’, qui peut être traduit également par ‘‘témoin’’. Le martyr est à ce titre le témoin de Dieu sur terre. Il prouve par son sacrifice que la vie dernière est l’aspiration de toute personne sincère.

Les réformateurs : ce sont ceux qui consacrent leur vie à améliorer leur quotidien et celui des autres. Le terme arabe est construit sur la racine du verbe ‘‘salaha’’ qui renvoie à l’idée de restauration et de réparation. Le réformateur est donc celui qui met en pratique la vérité amenée par les Prophètes, approuvée par les hommes de vérité et défendue par les martyrs.

Dieu achève ce verset en annonçant qu’il n’y a pas meilleure compagnie pour connaître la guidance que ces gens-là. D’ailleurs, la majeure partie du Coran ne traite que de la vie de ces quatre catégories. Il nous décrit de manière détaillée les épreuves qu’ils ont dû endurer. Comme le note Rashîd Ridhâرشيد رضا  dans son Tafsîr al-manâr (تفسير المنار), le meilleur moyen de guider les gens est de leur narrer les événements passés et en tirer des leçons de vie.

Le dernier verset de sourate al-Fâtiha se divise en deux parties distinctes. La première partie est une requête que formule le croyant auprès de Dieu pour qu’il soit maintenu sur la voie droite, celle de ceux qui ont gagné les faveurs divines. La seconde partie est aussi une requête, mais cette fois pour être protégé de dévier sur la voie des maudits et des égarés.

Le verset nous apprend donc que les causes de l’égarement sont doubles. D’une part il y a ceux qui méritent de subir la colère de Dieu et de l’autre il y a ceux qui se noient dans des abîmes obscurs.  La colère de Dieu frappe ceux qui connaissent la vérité et qui s’en détournent. L’égarement touche, quant à lui, ceux qui ont perdu le sens la vie et empruntent des chemins sans savoir où ils mènent.

D’un côté nous avons des gens qui se trouvent dominés par leurs passions. Ils reconnaissent la lumière de la révélation, mais ils préfèrent vivre dans les fosses sombres de leurs pulsions. À ce titre, une tradition prophétique rapportée par At-Tirmidhî, d’après ‘Uday b. Hâtim al-Tâ’î عدي بن حاتم الطائي, assimile ces damnés aux adeptes du judaïsme et les égarés aux adeptes du christianisme (n° 2954). À travers ce hadith, le Prophète nous donne un exemple concret pour chacune de ces catégories. Le Coran nous demande aussi d’être attentifs aux versets où ces catégories sont évoquées.

De l’autre côté, nous avons ceux qui se trouvent dominés par leurs croyances farfelues et surtout par leur ignorance. Ils errent dans la vie comme des vagabonds. Ils ne trouvent le repos nulle part. Les deux causes de la déviance sont donc les passions et l’ignorance. En conséquence, dans ce verset le croyant demande à Dieu de le préserver contre ses passions et contre l’ignorance. Plus l’individu contrôle ses passions et comble son ignorance plus il se dirige par la voie des élus.

Il est important de noter que la colère de Dieu n’est en rien comparable à celle de Ses créatures. Il ne s’agit donc pas d’une émotion ou d’un trait psychologique. Tout ce que nous pouvons connaître de la colère divine se rapporte à ses conséquences, à savoir son terrible châtiment.

Relevons également que la colère divine ne peut s’abattre en réalité que sur les égarés. De même, les égarés dont il est question ici ne sont pas excusés pour leur ignorance. Il y a une forte implication entre ces deux catégories même si les causes de leurs déviances sont différentes.

Il est recommandé de dire à la fin de cette sourate : « âmîne ». Cette formule signifie ainsi soit-il. Le Prophète, paix sur lui, avait l’habitude de finir la récitation d’al-Fâtiha de cette manière. Toutefois, cette invocation n’appartient pas au corps de cette sourate. Al-Bukhârî rapporte d’après Abû Hurayra à ce propos le hadith suivant : « Quand l’imâm (celui qui dirige la Prière) dit âmîne, alors dites aussi âmîne. Celui qui dit âmîne au même moment que les anges, Dieu lui pardonne ses péchés passés» (n° 780).

Ces quelques versets que le croyant doit répéter quotidiennement résument tout le cheminement qu’il doit parcourir afin de réussir sa vie. Il doit commencer par être reconnaissant avec Dieu, le Seigneur des univers, car c’est par cette reconnaissance que nous pouvons pénétrer les secrets et les mystères de cette sourate.

Ensuite, il doit connaître Dieu qui manifeste tous les attributs de miséricorde. Il doit aussi savoir que Dieu sera le Seul maître du Jour du jugement. Tous les univers sont construits suivant les trois noms que Dieu s’est donnés dans cette sourate. D’abord, Il parle de la divinité (الْإِلَهِيَّة), ensuite de la Seigneurie (الرُّبُوبِيَّة), enfin de la Miséricorde (الرَّحْمَة). La divinité nous apprend que toute l’existence est soumise à Sa volonté. La Seigneurie nous enseigne que toute la création est sous Son contrôle. La Miséricorde nous instruit que toutes Ses décisions émanent d’une générosité infinie.

Puis, pour entrer en contact avec Dieu et faire partie des gens heureux, il devient impératif de se soumettre volontairement à Lui et L’adorer avec dévotion. Pour que cette adoration soit valable, il faut Lui demander de l’aide. Cette aide consiste à emprunter le droit chemin, qui est celui de gens qui ont réussi. Enfin, il faut insister à rester sur cette voie et ne jamais dévier vers celles des maudits ni celle des égarés.

Cette sourate traite donc de la foi qui nous amène à connaître notre Seigneur et le Jour dernier. Elle traite aussi de la pratique qui doit nous permettre de réussir dans cette vie et dans l’autre. Cette pratique doit nous relier à Dieu et nous détourner de Ses ennemis.

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