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QUELQUES QUESTIONS JURIDIQUES AU SUJET DE SOURATE AL-FÂTIHA Spécial

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Chez les juristes (fuqahâ'), il y a deux avis au sujet de la lecture de sourate Al-Fâtiha durant la Prière. L’école hanafite pense que cette lecture n’est pas obligatoire. Ce qui l’est en revanche, c’est de réciter une partie du Coran. Pour Abû Hanîfa, le minimum qu’il faut lire c’est un verset d’au moins six lettres. Les disciples d’Abû Hanîfa tels qu’Abû Yûssuf et Muhammad b. al-Hassan pensent quant à eux qu’il faut réciter au moins trois courts versets ou un long.

Pour soutenir cette position, ils se sont appuyés sur le Coran et la Sunna. Concernant le Coran, ils se réfèrent au verset 20 de sourate L’Emmitouflé (al-Muzammil  المُزَّمِّلُ) qui énonce : « Récitez ce que vous pouvez du Coran فَاقْرَؤُا ما تَيَسَّرَ مِنَ الْقُرْآنِ». Cet ordre ne donne aucune restriction en matière de lecture du Coran.

Pour ce qui est de la Sunna, ils se réfèrent au hadith relatif au compagnon qui ne savait guère comment prier, le Prophète (PSL) lui dit : « Quand tu te lèves pour prier, fais convenablement tes ablutions, puis oriente-toi vers la qibla [en direction de la mosquée sacrée de la Mecque], ensuite dis Dieu est le plus grand et récite ce que tu peux du Coran » (Al-Bukhârî, n° 757).

Quant au hadith qui énonce : «La Prière de celui qui ne récite pas l’Ouverture du Livre n’est pas valide لاَ صَلاَةَ لِمَنْ لَمْ يَقْرَأْ بِفَاتِحَةِ الكِتَابِ» (Al-Bukhârî, n° 756), ces juristes l’interprètent différemment. En effet, les hanafites estiment qu’il est préférable de réciter cet sourate, mais elle n’est pas obligatoire. Le hadith voudrait dire pour cette école que celui qui ne récite pas cette sourate n’aura pas la récompense intégrale.

Quant à celui qui prie derrière l’imam, il n’est pas tenu de réciter la Fâtiha que ce soit dans les Prières à haute voix ou à voix basse. Là aussi, ils se réfèrent au Coran et à la Sunna. Concernant le Coran, ils citent : « Quand le Coran est récité, écoutez-le et prêtez-lui l’oreille attentivement dans l’espoir que vous soyez touchés par la Miséricorde » (Al-A‘râf, 204). Les hanafites affirment que Dieu donne ici l’ordre d’écouter, par conséquent cela concerne exclusivement les Prières à voix haute alors que le fait de prêter attentivement l’oreille renvoie à la concentration qui est valable aussi bien pour les Prières à voix haute qu’à voix basse.

Pour ce qui est de la Sunna, ils se réfèrent au hadith suivant,  : « Celui qui prie derrière un imam, la récitation de ce dernier est valable pour lui aussi» (Al-Bayhaqî, n° 2896). Selon cette école, ce hadith englobe les deux types de Prières.

Quant à la majorité des écoles (malikite, shâfi‘ite et hanbalite), les juristes sont d’avis que la récitation de la Fâtiha est un pilier de la Prière. Ils fondent cet avis sur le hadith cité ci-haut qui invalide la Prière de celui qui ne récite pas cette sourate. Pour ces écoles de droit, cette invalidation concerne la Prière dans son ensemble. Comme le relève Al-Qurtubî dans son Tafsîr, il est obligatoire de réciter la Fâtiha à chaque unité de Prière.

 

Les vertus de sourate al-Fâtiha

Plusieurs traditions prophétiques mettent en avant la grandeur de cette sourate.  En voici quelques-unes :

§  Ibn ‘Abbâs rapporte qu’un jour l’Ange Gabriel était assis auprès du Prophète, soudain un vacarme venant du ciel retentit. Gabriel leva la tête et dit alors : « C’est une porte du ciel qui a été ouverte aujourd’hui, elle ne l’a jamais été auparavant. Un ange en descendit, jamais il n’était descendu sur terre auparavant ». L’ange les salua et dit au Prophète (PSL) : « Réjouis-toi, car tu as reçu ce qu’aucun Prophète avant toi n’a reçu, il s’agit de l’Ouverture du Livre et des derniers versets de sourate La Vache » (Muslim, 806).

§  Abû Umâma rapporte : « Quatre versets figurent parmi les trésors du trône, il n’en descendra pas d’autre à l’exception de la Matrice du Livre puisque Dieu dit « [Le Coran] demeure auprès de Nous dans l’Original : sagesse sublime وَإِنَّهُ فِي أُمِّ الْكِتَابِ لَدَيْنَا لَعَلِيٌّ حَكِيم » (L’Ornement, 4). Les autres versets sont : le verset du Trône, les derniers versets de sourate La Vache et sourate La Surabondance [al-Kawthar] » (Ibn Adh-Dharîs, Fadhâ’il al-Qur’ân, hadîth 148). 

§  Abû Hurayra dit : « Iblîs [Satan] a gémi quand fut révélée l’Ouverture du Livre » (Tabarânî, Al-Mu‘djam al-awsat, hadîth 4788).

§  D’après Abû Hurayra, le Prophète (PSL) interpella Ubayy b. Ka‘b alors qu’il était en Prière, celui-ci abrégea sa Prière et se rendit auprès du Prophète (PSL) et le salua. Le Prophète (PSL) répondit à sa salutation et lui dit : « Qu’est-ce qui t’a empêché de me répondre quand je t’ai interpellé ? ». J’étais en train de prier, répondit Ubayy. Le Prophète (PSL) lui dit : « Ne sais-tu pas que parmi les versets qui me furent révélés figure celui-ci : « répondez à Dieu et à Son Messager quand Il vous appelle à ce qui vous donne vie » ? (Le Butin, 24). Bien sûr et je ne recommencerai plus si Dieu le veut, répondit Ubayy. Le Prophète (PSL) dit alors : « aimerais-tu que je t’enseigne une sourate qui ne fut révélée ni dans la Torah ni dans l’Évangile ni dans le Psaume ni dans le Décernement ? » à la fin du hadith le Prophète (PSL) lui fit comprendre qu’il s’agissait de sourate al-Fâtiha (Ahmad, 9345).

§  Une tradition similaire fut rapportée par Al-Bukhârî d’après Sa‘îd b. Al-Mu‘allâ dans laquelle le Prophète (PSL) lui enseigne que al-Fâtiha est la sourate la plus grandiose du Coran et c’est aussi celle des sept versets répétés (4703).

§  D’après Abû Hurayra, le Prophète (PSL) qualifia al-Fâtiha de la Matrice du Coran (ou Matrice du Livre selon les versions), des sept versets répétés, et du Coran grandiose (Al-Bukhârî, 4704).

§  D’après Anas, le Prophète (PSL) informa un compagnon que la meilleure sourate du Coran c’est al-Fâtiha (al-Nassâ’î, 7957). Un hadith similaire fut rapporté d’après Ibn Djâbir par Ahmad (17 597).

§  Sourate al-Fâtiha est en réalité une Prière du serviteur pour son Seigneur. Dans une tradition sainte (hadith qudsî) rapportée par Abû Hurayra, Dieu dit : « J’ai divisé la Prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties. Une partie Je me la réserve et l’autre revient à Mon serviteur, En tout état de cause Mon serviteur aura ce qu’il demande. Ainsi, le dialogue s’initie entre Dieu et Son serviteur par la lecture de sourate al-Fâtiha :

-         Le serviteur : Louange à Dieu, Seigneur des univers.

-         Dieu : Mon Serviteur M’a loué.

-         Le serviteur : Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.

-         Dieu : Mon serviteur M’a magnifié.

-         Le serviteur : Seigneur du Jour de la rétribution.

-         Dieu : Mon serviteur M’a glorifié.

-         Le serviteur : C’est Toi Seul que nous adorons et c’est Toi Seul auprès de qui nous sollicitons de l’aide.

-         Dieu : Ce verset est entre Moi et Mon serviteur et Mon serviteur aura ce qu’il demande.

-         Le serviteur : Guide-nous sur la voie droite, la voie de ceux que Tu as gratifiés de Tes bienfaits et non celle des damnés ni des égarés.

-         Dieu : Tout cela est à Mon serviteur et Mon serviteur aura ce qu’il demande (Muslim, 395). Dans ce hadith, Dieu considère al-Fâtiha comme une forme de Prière.

§  Abû Sa‘îd al-Khudrî raconte qu’il était en expédition avec une trentaine des Ansârs. La nuit tombée, ils demandèrent un peu de nourriture à la tribu où ils s’étaient installés, mais ces derniers leur refusèrent l’hospitalité. Soudain, le chef de la tribu se fit mordre par un serpent, ils essayèrent toute sorte de médications sans succès puis ils vinrent trouver les compagnons pour le secourir. Les compagnons exigèrent en contrepartie une trentaine de moutons. Un des compagnons récita alors sur lui sourate al-Fâtiha sept fois tout en passant sa main sur son corps. Le chef de la tribu retrouva tout à coup sa force. Les compagnons racontèrent le récit au Prophète (PSL) qui leur a souri et approuvé leur initiative. Il leur demanda aussi de lui attribuer une part des moutons (Muslim, 2201). Notons que le présent récit regroupe plusieurs versions.

§  D’après Abî Sa‘îd al-Khudrî le Prophète (PSL) dit : « L’Ouverture du Livre est une guérison contre le poison » (al-Bayhaqî, 2153).

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