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LES PREUVES CONTRE LA MUSIQUE QUI SERAIENT STIPULÉES DANS LA SUNNA Spécial

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Il existe trois types de traditions prophétiques utilisés par certains juristes pour justifier leur position concernant l’interdiction de la musique. Dans cet article, nous parlerons uniquement du premier type.

Le premier hadith est rapporté par Abû Dâwûd, avec de légères variantes, d’après ‘Uqba b. ‘Âmir qui entendit le Prophète, paix sur lui, dire : « Il n’y a que trois types de divertissements autorisés : dresser son cheval, se distraire avec son épouse, et s’entraîner au tir à l’arc » (N° 2513).

Le second hadith est rapporté, entre autres, par An-Nassâ’î d’après Djâbir b. ‘Abdillâh et Djâbir b. ‘Umayr. L’un d’entre eux entendit le Prophète, paix sur lui, dire : « Tout ce qui ne relève pas du rappel de Dieu est futile (bâtil) à l’exception de quatre choses : se divertir avec son épouse, dresser son cheval, parader entre deux cibles au combat, et apprendre la natation » (N° 8890).

Les juristes qui sont pour l’interdiction de la musique s’appuient sur ces deux traditions pour conforter leur avis. Ils notent que la musique fait partie des divertissements, de plus elle ne fait pas partie des exceptions citées par le Prophète, paix sur lui.

Cette argumentation est loin d’être convaincante pour au moins deux raisons :

  1. 1.   Le divertissement en tant que tel n’est pas illicite, car le principe juridique énonce que tout ce qui ne relève pas du culte[1] (Prière, Jeûne, Aumône, Pèlerinage, retraite spirituelle, etc.) est autorisé jusqu’à preuve du contraire. Ainsi, Le divertissement est jugé en fonction de son utilisation. Sans quoi tous les passe-temps seraient interdits en dehors de ceux évoqués. Par conséquent, apprendre un art martial est islamiquement légal jusqu’à preuve du contraire. Ce principe est indiscutable chez les théoriciens du droit musulman.
  2. 2.   Les exceptions citées dans le premier hadith ne sont pas restrictives. Les deux traditions citent des divertissements différents, le premier n’en cite que trois alors que le second en cite un quatrième. De plus, les exceptions citées ne sont pas méritoires pour ce qu’elles sont, car dresser son cheval pour les jeux hippiques est formellement interdit. Par ailleurs, le Prophète, paix sur lui, a autorisé d’autres divertissements comme le chant pour célébrer un mariage ou les fêtes religieuses (al-‘îd), comme nous le verrons plus tard par la grâce de Dieu.




[1] Al-Djaçâç, Al-Fçûl fî al-Uçul, t. 4, p. 86.

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