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LA TRADITION PROPHÉTIQUE LA PLUS EXPLICITE SUR L’INTERDICTION DE LA MUSIQUE Spécial

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Le hadith le plus explicite traitant de l’interdiction de la musique est rapporté par Al-Bukhârî d’après Abû Mâlik Al-Ash‘arî. Ce compagnon entendit le Prophète dire : « Il y aura des gens de ma communauté qui rendront licite les rapports sexuels, la soie, le vin et les instruments de musique » (n° 5590). Les juristes tenants de l’interdiction de la musique affirment que ce hadith suffit à clore le débat sur cette question, car l’interdiction de la musique est y explicitement citée.

Cette argumentation est loin d’être suffisante. Le hadith en question n’interdit pas la musique en tant que telle, il nous projette dans l’avenir pour nous informer qu’il y aura une transgression de certains interdits. Il faut donc vérifier cette interdiction dans d’autres versets et d’autres traditions pour confirmer cette transgression. 

Il faut savoir qu’une personne qui rend licite, en connaissance de cause, ce qui a été formellement interdit, comme la consommation de la viande de porc par exemple, abjure aussitôt sa foi. La raison est simple : les versets du Coran ne prêtent pas à confusion sur ce point. Ainsi, rendre licite ce qui est illicite est un acte d'apostasie.

En revanche, il est permis dans certains cas et à certaines conditions d’autoriser ce qui est illicite. Lors du Pèlerinage d’adieu, le Prophète r dit : « Craignez Dieu au sujet des femmes ! Vous les avez épousées par l’accord de Dieu et il vous est permis d’avoir des relations intimes avec elles par la parole de Dieu » (n° 1218).

Ce hadith est rapporté par Muslim d’après Djâbir b. ‘Abdillâh. En conséquence, c’est le mariage qui est la condition qui rend licite le rapport sexuel entre un homme et une femme. Le rapport sexuel spécifié dans ce hadith n’est donc pas interdit de manière catégorique et dans toutes les circonstances.

Il faut être aussi précis pour ce qui concerne la soie. Son interdiction n’est pas générale. Les traditions à ce propos sont sans équivoque, la soie est permise pour les femmes. Cette matière peut aussi être portée par les hommes en cas d'allergie ou de complication dermatologique. 

En somme, l’interdiction des relations sexuelles, de la soie et du vin nous la connaissons par d’autres versets et d’autres traditions prophétiques. Ce n’est pas le hadith précité qui a fixé cette interdiction. C’est pourquoi il faut chercher une autre tradition qui rend illicite distinctement la musique pour éviter toute confusion.

Le hadith précité évoque une catégorie de personnes qui se permettra dans le futur un ensemble de pratiques obscènes. Dans ce contexte, la musique devient illicite quand elle se manifeste pour exciter les instincts dans une ambiance où l’alcool coule à flot, la fornication se pratique à profusion et la soie intervient pour enrober toute cette crasse. Ce qui explique la défiguration et l’anéantissement que ces pervers subiront en guise de châtiment, cités à la fin du hadith.

L’interdiction qui frappe la musique s’inscrit donc dans un cadre précis. Comme nous l’avons déjà évoqué, la musique devient illicite en fonction du contexte où elle est diffusée, au même titre que les autres moyens de divertissement. 

Il est important de relever que le Prophète r savait parfaitement que les instruments de musique étaient répandus à son époque et pas seulement le tambourin (duff), comme il plaît à certains de le répéter. Plusieurs traditions confirment cela.

Citons à titre d’exemple le hadith rapporté par Ahmad d’après Ibn ‘Umar qui avait obstrué ses oreilles avec ses indexes quand il entendit le son d’une flûte. Il ne les retira qu’une fois que son esclave affranchi Nâfi’ l’avait assuré que cette sonorité avait disparu. Ibn ‘Umar expliqua son geste en assurant qu’il avait vu le Prophète r agir de la même manière, (n° 4535). Cependant, dans cette tradition, le Prophète r n’interdit pas à Ibn ‘Umar de boucher, lui aussi, ses oreilles. Donc, ce n’est pas une interdiction formelle.

Citons également cet autre hadith rapporté par At-Tabarî dans son Tafsîr concernant la Prière du vendredi : « Quand ils voient une affaire commerciale ou un divertissement, ils s’y précipitent et te laissent debout» (Le Vendredi, 11). At-Tabarî relève, parmi les circonstances de la révélation de ce verset, une scène où les gens se détournaient du discours du Prophète r pour suivre le convoi de la mariée accompagnée par des tambours et des flûtes.

Ainsi, ce verset blâme l’attitude des gens durant le discours du vendredi et non le divertissement en tant que tel, d’ailleurs la même remarque est aussi valable pour les affaires commerciales.

Dans un troisième hadith rapporté par Al-Bukhârî d’après ‘Âisha, le Prophète r évoque une scène où 11 femmes se sont réunies pour parler de leurs maris. La dixième prit la parole et dit : « Mon mari est Mâlik. Savez-vous qui est vraiment Mâlik ? Il possède des chameaux en grande quantité qui vont rarement au pâturage. Quand ils entendent le son du luth, ils savent qu’ils vont périr » (n° 5189).

Ces traditions confirment de manière sûre que les instruments de musique connus à cette époque ne se limitaient pas au tambourin. D’une manière générale, le Prophète r avait connaissance de cette pratique. Comme dans toutes les cultures, la musique était un usage coutumier de la société arabe. Au cas où elle aurait été interdite, les textes sacrés à ce sujet devaient être sans équivoque, au même titre que ceux portant sur la fornication, le porc ou l’alcool.

Toutefois, comme nous venons de le voir, la tradition la plus explicite sur cette question fait débat chez les juristes. Nous étudierons, par la grâce de Dieu, dans le prochain article les autres propos ou attitudes prophétiques afin de dégager une vision d’ensemble cohérente sur la musique.      

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