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LE JARGON JURIDIQUE DES ÉCOLES DE DROIT Spécial

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Après la mise en place des grandes écoles de droit, de nombreux docteurs de la loi islamique ont fourni des efforts remarquables pour corriger les positions erronées formulées par le fondateur.

D’ailleurs, aussi bien Mâlik qu’Ash-Shâfi‘î étaient d’avis que leurs opinions étaient sujettes à l’erreur. Auquel cas, il fallait les abandonner et trouver d’autres réponses plus appropriées.

Ce travail qui visait à restructurer les écoles de droit a donné naissance à une multitude de terminologies juridiques. Ainsi, la formation du juriste passait impérativement par la maitrise de ce jargon. Nous allons illustrer cela par quelques exemples pratiques.

·  Le texte (an-naç) : ce terme peut signifier deux choses, soit il s’agit d’un texte sacré (Coran ou Sunna), soit il s’agit de l’avis catégorique attribué au fondateur de l’école (notamment pour l’école hanafite).

·  La preuve (ad-dalîl) : ce terme désigne le texte ou le raisonnement qui établit de manière irréfutable le statut juridique d’un cas pratique.

·  Les partisans (al-açhâb) : ce terme désigne les partisans d’une école de droit.

·  La narration catégorique (dhâhir ar-riwâya) : cette expression se réfère à l’avis attribué de manière certaine à Abû Hanîfa et à ses principaux disciples.

·  Les cas juridiques (al-massâ’il) : ce vocable désigne l’examen des questions particulières.

· La déduction des lois (istinbât al-ahkâm) : cette expression fait référence à l’effort intellectuel des juristes pour extraire des textes sacrés les statuts juridiques adéquats.

·  L’avis majoritaire (qawl al-jumhûr) : cette expression fait référence à la position adoptée par le plus grand nombre de juristes.

·  Le principe premier (al-asl) : ce terme désigne le fondement sur lequel se construit un raisonnement juridique.

·  L’avis prédominant (al-qawl al-râjih) : cette expression fait référence à l’avis le plus imposant parmi une pluralité de positions.

La rédaction