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LA PÉRIODE DE LA STAGNATION DU DROIT MUSULMAN (‘Asr at-taqlîd) Spécial

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Les périodes qui suivent la fondation des grandes écoles verront surtout la théorisation du droit dans un cadre rigoureux et structuré. Cette période va du 5e siècle hégirien (XIe siècle de l'ère chrétienne) à nos jours, avec des moments plus illustres que d’autres.

Plus nous avançons dans le temps plus les cas juridiques se multiplient, toutefois le point culminant du droit demeure la période de la fondation des grandes écoles. La production juridique qui fait suite à ces écoles se réfère fréquemment aux avis des grands imams et plus particulièrement à ceux d’Abû Hanîfa, de Mâlik, d’Ash-Shâfi‘î et d’Ahmad.

Les historiens du droit décrivent cette nouvelle situation comme une période de traditionalisme et de paralysie (‘asr at-taqlîd wa l-jumûd). Au cours de cette étape, divers facteurs politiques, socio-économiques et éthiques façonnèrent la vie de la communauté musulmane.

Ces facteurs exercèrent parfois une influence négative sur l’activité juridique. L’effort de réflexion pour chercher des solutions aux nouvelles situations régressa progressivement. L’effervescence intellectuelle des siècles précédents s’essouffla.

Auparavant, les juristes raisonnaient à partir des sources premières (Coran et Sunna) tandis que la période que nous traitons est dominée par la reproduction pure et simple de ce qui fut élaboré par les fondateurs des écoles et leurs disciples.

Le travail du juriste se cantonnait alors essentiellement soit à éclaircir un ouvrage de référence soit à rassembler ce qui était dispersé dans les traités de droit. Il ne se donnait aucune peine pour la réflexion autonome.

C’est aussi au cours de cette période que les écoles de droit commençaient à se différencier par des contours définitifs. Comme nous l’avons vu dans le cycle précédent, la loi y était construite hors tout enfermement idéologique. Ainsi, les avis étaient discutés publiquement au vu et au su de tous.

Alors que cette nouvelle période vit des claustrations et des isolements dogmatiques[1]. L’autocratie de la fatwa remplaça le dynamisme qui régna au cours de la phase de maturité. Qui dit autocratie dit aussitôt fanatisme. D’ailleurs c’est exactement ce qui se déroula entre les partisans de ces écoles.

Les adeptes de chaque rite considéraient l’avis du fondateur comme irréfutable. Changer d’école juridique était pratiquement vu comme changer de religion. Le temps de la tolérance et de la reconnaissance mutuelle, qui étaient la marque des imams fondateurs, devint dès lors révolu[2].

À cet égard, Ibn Khaldûn note judicieusement : « On s’attacha alors, dans les grandes villes, à l’une ou à l’autre de ces quatre écoles, et les partisans des autres systèmes de jurisprudence finirent par disparaître. Depuis cette époque, la porte de la controverse et les nombreuses voies de la discussion sont restées fermées ; les terminologies se multiplièrent dans les diverses connaissances. Tous ces éléments sont des obstacles qui empêchaient de parvenir au rang de mudjtahid (juriste autonome). La crainte de puiser desexplications auprès d’hommes incapables ou de personnes dont la piété et le jugement ne sont pas assez solides pour inspirer la confiance contribua à accroitre cette méfiance. Reconnaissant l’impossibilité d’aller plus loin, on se borna alors à conseiller au peuple d’embrasser les doctrines qui avaient été enseignées par l’un ou par l’autre des fondateurs de ces quatre écoles, et professées par leurs partisans. On défendit de passer d’une de ces écoles à une autre, vu qu’en tenant une pareille conduite on se jouait de choses très sérieuses. Il ne resta donc plus aux professeurs qu’à transmettre à leurs disciples les doctrines de ces imams. Les étudiants s’attachèrent aux opinions d’un imam, après avoir vérifié les principes de sa doctrine, et s’être assuré que ces principes lui étaient parvenus oralement et par une tradition non interrompue. Il n’y a donc plus d’autres sources à consulter désormais. Lorsque l’on s’applique à l’étude de la loi, il n’est plus permis de travailler comme autrefois avec un enthousiasme consciencieux et disposer de sa propre autorité pour traiter les questions juridiques. Cette pratique (ijtihâd) est maintenant condamnée et tombée en désuétude. Aussi, les musulmans de nos jours se sont tous attachés à l’une ou à l’autre de ces quatre écoles »[3].

Une nouvelle forme de débat entre les juristes voit alors le jour, il s’agit de la dialectique (al-jadal). Ce type de débat avait pour objectif de déconstruire la position de l’école adverse et défendre par tous les raisonnements, y compris par des arguments fallacieux, l’école admise. Le but n’était plus la recherche de la vérité comme ce fut le cas au cours des précédentes périodes, mais seulement d’obtenir la victoire pour son clan.



[1] Abû Tâlib al-Makkî, Qût al-qulûb, p. 272.

[2] Khâlid Kabîr ‘Allâl, al-Ta‘assub al-madh-habî fî al-târîkh.

[3] Ibn Khaldûn, al-Muqaddima, p. 448.

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