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PRÉSENTATION DES GRANDS IMAMS DES ÉCOLES JURIDIQUES SUNNITES Spécial

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Il y a plusieurs raisons qui expliquent la stagnation du droit musulman après une période très prolifique. Premièrement, le côté politique connut une profonde crise, l’État abbasside n’arrivait plus à garder son unité, les provinces devinrent autonomes les unes après les autres. Il ne restait plus que Bagdad et sa banlieue sous la gouvernance de cette dynastie.

D’ailleurs, le souverain, qui se parait du titre de calife, obéissait au doigt et à l’œil à l’armée composée majoritairement de soldats d’origine turque. Les affrontements entre les différents roitelets étaient très fréquents. Ce contexte engendra des juristes qui s’attachèrent au pouvoir et défendirent ses intérêts.

Deuxièmement, l’opportunisme a joué un rôle non négligeable dans l’aggravation de la situation. Il y a des juristes qui se penchaient vers le plus offrant, ils n’étaient nullement gênés de défendre des positions contradictoires en fonction des avantages à en tirer sur le plan personnel. De plus, la jalousie au sein de cette élite ainsi que le narcissisme devenaient monnaie courante.

Troisièmement, la désorganisation générale de l’institution éducative provoqua également cette régression. Ainsi, certaines hautes fonctions furent confiées à des incompétents. Une dérive inquiétante est alors observée dans la formation des juristes. Ce laisser-aller gela le dynamisme de la pensée. Il n’y a plus de réflexion créative, il ne demeure plus que de la reproduction.

Quatrièmement, la sacralisation des opinions des fondateurs contribua à aggraver ce phénomène et à jeter les bases de la paresse intellectuelle. Des juristes comme Ibn As-Salâh imposèrent de suivre impérativement l’avis du fondateur de l’école juridique[1]. D’autres tenaient des positions d’un extrémisme qui frôle le crétinisme comme le fait d’interdire de se référer au Coran directement sans passer par le légiste d’une école juridique reconnue[2].

Pourtant, il n’y a rien dans les sources mères qui puisse soutenir une telle stagnation. Bien au contraire, la pratique juridique des premières générations est un modèle à suivre, non pas dans l’imitation mécanique, mais dans l’esprit de cette démarche dynamique. Ibn ‘Abd al-Barr condamne fermement le mimétisme qui consiste à reprendre à son compte l’opinion d’une autorité juridique sans se soucier de son argumentation[3].   

Toutefois, dans l’analyse historique l’objectivité est difficile à observer. Nous sommes toujours confrontés à la problématique du verre à moitié vide. C’est pourquoi il faut nuancer notre précédent propos. Bien évidemment, les juristes n’étaient pas tous corrompus, loin de là. Nous décrivions seulement une tendance globale. L’apport intellectuel, sur bien des sujets, est incontestable.

Les docteurs de la loi s’efforcèrent de mettre en place un système juridique sophistiqué. Pour y parvenir, ils essayèrent tout d’abord de trouver la raison d’être (ta‘lîl) des lois admises. Ils essayèrent aussi de catégoriser les diverses sources du droit et de définir une méthodologie pour pouvoir exploiter ces sources. Enfin, ils tentèrent d’élaborer des outils pour résoudre les conflits qui apparaissent entre les textes référentiels (tarjîh).  

À ce stade de l’exposition des écoles de droit, il importe de citer les figures marquantes dans chacune d’entre elles et les ouvrages qui y tiennent lieu de code de lois. Nous commencerons par Ibn Hazm qui fut un juriste d’exception, il est auteur d’une œuvre originale, aussi bien niveau de sa forme que de sa structuration, dont le titre est al-Muhallâ bi l-Âthâr.

A.   L’école hanafite : Après Abû Hanîfa et ses trois principaux disciples (Abû Yûssuf, Muhammad b. al-Hassan et Zufar), cette doctrine juridique connut une large expansion due notamment à l’appui des autorités politiques. Les juristes les plus marquants de l’école hanafite à partir du 4e siècle hégirien sont :

§  At-Tahâwî (321, h). Ce docteur a d’abord étudié l’école d’Ash-Shâfi‘î qu’il quitta pour l’école hanafite. Il est auteur de plusieurs ouvrages de droit, et plus particulièrement des commentaires et des explications du Coran de la tradition prophétique comme Ahkâm al-qur’ân, Sharh mushkil al-âthâr et Sharh ma‘ânî al-âthâr.

§  Al-Jassâs (370, h). Il est auteurs de plusieurs ouvrages fondamentaux au sein de cette école parmi lesquels figure une étude des versets juridiques intitulée Ahkâm al-Qur’ân et d’une théorie sur les fondements du droit al-Fussûl fî al-ussûl.

§  As-Sarakhsî (483, h). Il est auteur d’une théorie du droit intitulé ussûl As-Sarakhsî et d’un imposant ouvrage de droit dont le titre est al-Mabsût (L’Etendu).

§  Al-Kassânî (587, h). Juriste rigoureux, son ouvrage Badâ’i‘ as-sanâ’i‘ fî tartîb ash-sharâ’i‘ fait office de référence dans l’école hanafite.

§  An-Nassafî (710, h). Son traité Kanz al-daqâ’iq est l’un des plus commentés.

§  Az-Zayla‘î (743, h). Son commentaire de Kanz al-daqâ’iq détaille les différents points de vue des autres écoles et défend celui des hanafites.

§  Al-‘Aynî (855, h). Il commente le traité le plus consulté dans cette école dans al-Binâya sharh al-hidâya, il commente aussi Sahîh d’Al-Bukhârî dans ‘Umdat al-Qârî.

§  Ibn Nujaym (970, h). Juriste et théoricien du droit, il est auteur d’un ouvrage dense dont le titre est al-Bahr al-râ’iq qui commente le Kanz al-Daqâ’iq.

§  Ibn ‘Âbidîn (1252, h). Il est auteur de Radd al-muhtâr un des ouvrages les plus consultés de nos jours sur l’école hanafite.

Les biographies des savants hanafites sont cataloguées dans plusieurs ouvrages comme At-Tabaqât as-saniyya fî tarâjim al-hanafiyya d’Al-Ghizzî et Tâj al-tarâjim d’Ibn Qatlabûghâ.

B.   L’école mâlikite : Mâlik posa les bases de son travail juridique dans son Muwatta’ et ses avis furent recueillis dans al-Mudawwana. Après ses disciples directs tels qu’Ibn al-Qâssim et Ibn al-Madjishûn, nous pouvons répertorier les autres fuqahâ’ comme suit :

§  Ibn Abî Zayd al-Qayrawânî (386, h). Son ouvrage Ar-Rissâla est un traité condensé sur la théologie et le droit musulman. Il fut commenté à de maintes reprises.

§  Ibn ‘Abd al-Barr (463, h). Il consacra deux ouvrages à l’étude du droit mâlikite, le premier commente de façon détaillée al-Muwatta’ qui s’intitule At-Tamhîd et le second est une exploration du même Muwatta’ dont le titre est al-istidhkâr.

§  Al-Qâdhî ‘Iyyâdh (544, h). Juriste polygraphe, il est notamment connu  pour son commentaire du Sahîh Muslim

§  Ibn Rushd (597, h). Philosophe et juriste de premier plan, Ibn Rushd est auteur d’un excellent ouvrage dans le droit comparé intitulé Bidâyat al-mudjtahid.

§  Ibn al-Hâdjib (646, h). Il est auteur d’un traité qui sera largement étudié par les juristes de son école intitulé Djâmi‘ al-ummahât.

§  Al-Qarâfî (684, h). Son ouvrage Adh-Dhakhîra, réunit et synthétise plus de quarante ouvrages de son rite. Il y systématise aussi les principes du droit. Dans son livre al-Furûq, il y développe les normes qui régissent les cas juridiques. 

§  Khalîl b. Is-hâq (776, h). Son traité al-Mukhtasar est devenu par la suite un ouvrage de référence dans cette école, notamment pour les étudiants.

§  Al-Wansharîssî (914, h). Juriste prolifique d’origine algérienne, il écrit un ouvrage qui reprend l’ensemble de la production maghrébine et andalouse dans le droit intitulé al-Mi‘yâr al-mu‘arrab

Les biographies des savants mâlikites sont rassemblées dans plusieurs ouvrages comme al-Dibâdj al-mudhahhab d’Ibn Farhûn et As-Sila d’Ibn Baskwâl.

C.   L’école shâfi‘ite : L’imam Ash-Shâfi‘î catégorisa de son vivant les principes de son école. Elle fut développée par ses disciples en Égypte puis elle se diffusa largement en Iran. Ses principaux représentants sont :

§  Al-Mâwardî (450, h). Juriste et politologue de référence. Son ouvrage al-Hâwî est une somme gigantesque dans le droit comparé.  

§  Ash-Shîrâzî (476, h). Théoricien du droit et juriste de premier plan, il est auteur de plusieurs ouvrages, dont un traité dans le riteshâfi‘ite intitulé al-Muhadh-dhab.

§  Al-Juwaynî (478, h). Il est sans doute l’un des plus grands penseurs du droit musulman. Auteur de plusieurs ouvrages de référence comme al-Burhân et al-Tanbîh fî al-fiqh Ash-Shâfi‘î.  

§  Al-Ghazâlî (505, h). Philosophe et brillant théoricien du droit, il marqua de son empreinte la pensée islamique d’une manière générale. Il est auteur de plusieurs ouvrages de droit comme al-Wassît.  Son traité al-Wajîz fut commenté à de maintes reprises.

§  Ar-Râfi‘î (623, h). Considéré comme l’un des juristes de référence dans cette école, il est auteur de plusieurs ouvrages dont un commentaire développé du Wajîz d’Al-Ghazâlî, intitulé Fath al-‘Azîz.

§  An-Nawawî (676, h). Juriste de renommée, malgré un décès précoce, il est auteur de divers ouvrages dans plusieurs domaines. Il commente al-Muhadh-dhab d’Ash-Shîrâzî dans un ouvrage encyclopédique intitulé al-Majmû‘.

§  As-Suyûtî : (911, h). Auteur polygraphe, il consacra divers ouvrages à différentes questions juridiques. Son traité al-Ashbâh wa l-nazhâ’ir catégorise les cas juridiques selon la méthode de l’école shâfi‘ite.

§  Zakariyâ al-Ansârî (926, h). Considéré comme le Shaykh al-Islâm par les partisans de cette école, il écrit plusieurs ouvrages de droit dont Asnâ al-Matâlib.

Les biographies des savants shâfi‘ites sont rapportées dans plusieurs ouvrages comme At-Tabaqât al-Kubrâ d’Ibn As-Subkî et At-Tabaqât d’Ibn Qâdhî Shuhba.

D.  L’école hanbalite : l’imam Ahmad est avant tout un traditionaliste, c’est-à-dire un expert de la tradition rapportée. Cela explique, en partie, que cette école est d’abord représentée et portée par des savants du hadith comme Abû Dâwûd et Al-Harbî. Il est utile de noter que c’est surtout al-Shâfi‘î qui orienta sa vision juridique. Les biographies des savants hanbalites sont recensées dans plusieurs ouvrages comme al-Tabaqât d’Ibn Abî Ya’lâ et sa suite écrite par Ibn Radjab. Les principaux juristes de cette école sont :

§  Abû Bakr  al-Khalâl (311, h). Il est le principal artisan de la première diffusion des avis d’Ibn Hanbal par son ouvrage al-Jâmi‘ li-‘ulûm al-imâm Ahmad

§  Al-Khirqî (334, h). Il est auteur d’un traité de droit d’après les avis de l’imam Ahmad intitulé al-Mukhtasar

§  Ibn Qudâma al-Maqdissî (620, h). Son nom fait autorité d’une manière générale et plus particulièrement dans cette école. Son ouvrage al-Mughnî est l’un des meilleurs du genre.

§  Ibn Taymiyya (727, h). Docteur de la loi de premier ordre, il sut redynamiser le fiqh à une époque où il fut frappé de sclérose. Al-Fatâwâ est un vaste recueil de ses positions doctrinales et juridiques.

§  Ibn Al-Qayyim (751, h). Digne successeur d’Ibn Taymiyya, il continua l’œuvre du maitre tout en y introduisant sa propre touche. Son ouvrage I‘lâm al-muwaqqi‘în pose les principes de la formulation juridique.

§  Ibn Muflih (884, h). Il commenta de manière détaillée al-Muqni‘, traité d’Ibn Qudâma, dans un ouvrage intitulé al-Mubdi‘.

§  Al-Hidjâwî (968, h). Il est auteur d’al-Iqnâ’ un des plus illustres ouvrages de l’école hanbalite. 

§  Ibn Dhawbân (1353, h). Ce juriste et historien de l’école hanbalite fournit des efforts remarquables pour harmoniser les positions juridiques de son école dans son ouvrage Manâr as sabil.



[1] An-Nawawî, al-Majmû , t. I, p. 45.

[2] As-Sâwî, al-Hâshiyya ‘alâ al-jalâlayn, Sûrate 18, verset 23-4.

[3] Ash-Shawkânî, al-Qawl al-mufîd, p. 43.

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