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LES GRANDS THÈMES ABORDÉS PAR LE DROIT MUSULMAN TRADITIONNEL Spécial

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Pour finir le tour d’horizon des principales références des écoles juridiques, il importe de mettre en relief les travaux d’Ash-Shawkânî (1250, h). Ce dernier est un juriste de formation zaydite, devenu indépendant par la suite. Son ouvrage As-Sayl al-jarrâr témoigne de sa capacité à assimiler et à synthétiser l’héritage de ses devanciers.

Les chapitres qui reviennent le plus souvent dans les traités de fiqh sont traditionnellement classés comme suit :

1.   la Prière (as-salât),

2.   l’aumône légale      (az-zakât),

3.   le jeûne (as-sawm),

4.   le Pèlerinage (al-hadj),

5.   le mariage (an-nikâh),

6.   le divorce (at-talâq),

7.   l’affranchissement des esclaves (al-‘itq),

8.   les serments (al-aymân),

9.   les vœux (an-nudhûr)

10.       les peines pénales (al-hudûd

11.       le vol (as-sariqa)

12.       les expéditions militaires (as-siyar ou al-jihâd),

13.       les sacrifices (adh-dhahâyâ),

14.       l’abattage légal (al-dhabâ’ih),

15.       la chasse (as-sayd),

16.       le baptême (al-‘aqîqa),

17.       les aliments et les boissons (al-at‘ima wa l-ashriba),

18.       le deuil (al-ihdâd),

19.       les ventes  (al-buyû‘),

20.       le change (as-sarf),

21.       la vente à échéance (as-salam),

22.       la location (al-ijâra),

23.       le prêt (al-qardh),

24.       l’irrigation (al-mussâqât),

25.       l’association (ash-sharika),

26.       préemption (ash-shuf’a),

27.       le partage (al-qisma),

28.       les hypothèques (ar-ruhûn),

29.       la minorité légale (al-hidjr),

30.       la faillite (at-taflîs),

31.       l’adoption (al-kafâla),

32.       la procuration (al-wakâla),

33.       les objets trouvés (al-luqata),

34.       la spoliation (al-ghasb),

35.       les dons (al-hibât),

36.       les testaments (al-wasâyâ),

37.       les droits de succession (al-farâ’idh),

38.       les juridictions (al-aqdhiyya)[1].       

En comparant les ouvrages de référence, nous remarquons que les quatre écoles ont entretenu des relations très étroites. Il n’y a pas de véritables frontières qui délimitent strictement leurs doctrines juridiques. L’imbrication est telle qu’il est impossible de faire parfois la différence entre elles. Les éléments qui permettent ces rapprochements sont abondants, nous ne citerons que quelques-uns à titre d’exemple.

Premièrement, tous les adeptes de ces écoles appartiennent à la grande famille sunnite qui s’oppose sur le plan idéologique au shiisme et au kharidjisme. Ils s’accordent de ce fait sur les principes fondamentaux de la religion. 

Deuxièmement, les fondements du droit dans ces écoles sont les mêmes : le Coran, la Sunna, le consensus et le raisonnement analogique. Ils bâtirent pour la plupart leurs systèmes juridiques sur ces bases communes.

Troisièmement, l’époque qui vit naitre ces écoles nous apprend qu’ils étudièrent, pour une large majorité, les uns chez les autres comme nous l’avons vu dans les brèves biographies exposées précédemment. Ces juristes montrèrent un sincère respect les uns pour les autres. En témoignent les éloges qu’ils s’échangèrent mutuellement alors qu’ils n’avaient aucun intérêt personnel à exploiter. Les différentiations n’apparaissent clairement que dans les ramifications du droit et dans les adaptations contextuelles de la loi.

Les conséquences positives du rapprochement des écoles de droit sont multiples. D’abord, cela contribue à reformer l’unité des musulmans qui est un objectif majeur des textes sacrés. Ensuite, cela permet d’offrir une vision large et riche en termes de solutions à apporter aux problématiques rencontrées. Chaque école profite de l’apport de l’autre. Enfin, ce rapprochement participe à réformer en profondeur le droit pour qu’il convienne à tous les contextes socioculturels.

L’ouverture d’esprit est bien plus féconde que le renfermement sur soi. L’exercice permanent de l’effort intellectuel pour comprendre son milieu permet d’obtenir des acquis essentiels sur le plan juridique. De cette manière, le fiqh ne demeure plus une étude théorique restrictive, il tend surtout vers l’application pratique.

Après la chute de la dynastie ottomane en 1924, le monde musulman se trouva dans un vide juridique critique. Restés longtemps sous occupation colonialiste, les États musulmans ne gagnèrent leurs indépendances qu’après la Seconde Guerre mondiale. Cette situation pesa lourdement dans la formation du droit, car la laïcité occidentale s’imposa comme le modèle à suivre.

Les fuqahâ’ se retrouvèrent dans une position marginale, les affaires de l’État ne sont plus de leur compétence. Les tribunaux légaux furent dissous et remplacés par des institutions sécularisées. Le droit qui y fait autorité est surtout d’origine occidentale. Les tribunaux civils ne se réfèrent à la loi islamique que dans des cas limités comme le droit de la famille et les affaires religieuses.

Néanmoins, ce contexte inédit imposa aux juristes de revoir complètement leur plan de travail. Désormais, il faut travailler de concert pour sortir du marasme dans lequel s’est soudainement plongé le droit musulman. Tout d’abord, l’accès aux ouvrages de référence devint plus abordable grâce notamment à la propagation de l’impression et surtout grâce au numérique.

Autrefois, les manuscrits étaient accessibles aux seuls experts. De plus, on en trouvait qu’une ou deux copie, ce qui rendait leur consultation difficile. Avec l’impression puis l’informatisation des données, le Coran et ses exégèses tout comme la Sunna et ses commentaires se diffusèrent très largement. Il en est de même pour ce qui concerne les travaux les plus imposants dans chaque école[2].

Les juristes organisent régulièrement des congrès internationaux pour discuter des questions importantes. Les universités du monde musulman proposent des programmes avancés de droit comparé aux étudiants. Il y a une véritable renaissance de la jurisprudence islamique avec les nouvelles productions collectives comme les encyclopédies juridiques et les comptes rendus des multiples colloques et conférences organisés par des organismes transnationaux comme que La Ligue des savants musulmans.

L’encyclopédie juridique, comme son nom l’indique, embrasse tous les thèmes du droit connus jusqu’alors et classés selon l’ordre alphabétique comme celle éditée au Koweït. Les colloques abordent des questions nouvelles dues particulièrement à l’avancée de la connaissance scientifique à l'image des progrès apportés par la médecine ou des problèmes liés à l’environnement.

Dans le monde musulman, les mutations sur le plan juridique sont lentes, mais notables. Nous constatons de plus en plus de partis islamiques participer aux débats publics dans les parlements, hauts lieux où de nos jours la loi est forgée, mais encore faut-il que ces partis soient autorisés.



[1] La classification citée est celle d’Ibn Rushd dans Bidâyat al-mudjtahid avec de légers remaniements. 

[2] Il faut relever qu’internet a radicalement changé la donne à ce niveau.

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