The best bookmaker bet365

The Best bookmaker bet365 Bonus

L’IDENTITÉ DES TRANSMETTEURS DE LA SUNNA : COLONNE VERTÉBRALE DE LA SCIENCE DU HADÎTH Spécial

Évaluer cet élément
(2 Votes)

 

Les transmetteurs de la tradition prophétique se divisent en deux grandes parties : ceux dont nous connaissons l’identité et ceux dont nous l’ignorons. Ceux dont connaissons l’identité se divisent à leur tour en deux parties : les validés et les invalidés. Nous reviendrons sur cette seconde partie de manière plus détaillée un peu plus loin.

Nous parlerons d’abord de ceux dont nous ignorons l’identité. L’ignorance de l’identité se présente sous deux formes différentes. Le transmetteur est soit un parfait inconnu dont nous méconnaissons tout, soit une personne dont les connaissances dans cette science n’ont pas été validées par ses paires. Le premier on ne connaît pas son identité    مجهول العينet le second on ne connaît pas ses compétences مجهول الحال

Le parfait inconnu est défini par les gens du hadith comme étant un transmetteur qui n’a eu qu’un seul disciple. Il figure dans la chaîne de transmission, mais son identité demeure inconnue comme ‘Amrû Dhû Murr  عمرو، ذو مر qualifié par Al-Bukhârî de non identifiable لا يعرف. Son seul disciple était le grand savant du hadith Abû Is-hâq As-Sabîs’î أبو إسحاق السبيعي.

Les spécialistes de la tradition prophétique n’acceptent ce type de transmetteurs que sous deux conditions. Premièrement, il faut qu’il soit validé par un savant du hadith reconnu. Deuxièmement, il faut qu’il soit validé par son disciple si celui-ci possède les compétences exigées.

Quant à celui dont on ignore la compétence dans la transmission, l’avis d’Ibn Hadjar à ce sujet est de ne pas se prononcer tant qu’il n’y a pas d’élément tangible en sa faveur ou en sa défaveur. Quoi qu’il en soit ce type de transmetteurs quand ils figurent dans la chaîne de transmission d’un hadith on les écarte par principe de précaution. Comme on ne connaît pas leur état on ne valide pas leur hadith, ainsi dans le doute on s’abstient.

 

La critique des transmetteurs

 Dans la science du hadith les transmetteurs dont nous connaissons l’identité, nous pouvons les répertorier en deux grands ensembles : ceux qui subissent des critiques négatives, c’est ce que nous appelons al-djarh (الجرحet ceux qui bénéficient des critiques positives, c’est ce que nous appelons at-ta‘dîl  ( التعديل). D’ailleurs, les expressions arabes font référence à la blessure pour ce qui concerne la critique négative et à l’ajustement pour ce qui traite de la critique positive.

De manière plus précise, la critique négative est un jugement défavorable sur un transmetteur rendu par un savant du hadith. Cette critique concerne aussi bien sa moralité que sa compétence. À l’inverse, la critique positive est un jugement favorable rendu sur un transmetteur par un savant du hadith. Là aussi la critique aborde à la fois la moralité et la compétence du transmetteur.

Les savants ont pris toutes les précautions nécessaires pour que la critique négative ne se transforme pas en calomnie. On reprocha à Ibn al-Mubârak de critiquer les transmetteurs, il leur répondit : « Taisez-vous, si on ne montre pas clairement l’identité des transmetteurs, comment connaître le vrai du faux ? ». Le même reproche fut adressé à l’imam Ahmad, qui rétorqua : « C’est un conseil, ce n’est pas une calomnie ».

Certains voulurent effrayer Yahyâ b. Sa‘îd, l’imminent spécialiste des transmetteurs, en lui disant que tous les gens qu’il a critiqués seront ses adversaires le Jour dernier, il leur répondit : « Je préfère que ce soit eux mes adversaires plutôt que le Messager de Dieu ». C’est donc grâce à Dieu puis à ces savants que la tradition prophétique fut préservée de la falsification et du mensonge. Ils ont fourni des efforts considérables pour préserver ce patrimoine inestimable.

Pour que la critique du savant soit prise en compte, il faut qu’elle respecte les conditions suivantes :

§  Il faut que ce soit un homme ou une femme de science dont la vertu est attestée par ses paires. Il faut qu’il soit d’abord lui-même irréprochable dans ce domaine pour que sa critique ait un sens.

§  Il faut qu’il maîtrise parfaitement les règles de la critique ainsi que le jargon utilisé. Ce sont seulement les savants qui se sont spécialisés dans ce domaine qui font autorité, on ne demande pas à un juriste son avis sur ce sujet. Ces spécialistes connaissent les expressions par lesquelles on accepte ou non un transmetteur.  

Voici une liste non exhaustive des savants dont le jugement sur les transmetteurs est pris en considération :

·       Shu‘ba b. al-Hadjjâdj شعبة بن الحجاج (m. 160 h.). L’imam Ahmad dit à son sujet : « Il était à lui seul une communauté de gens de science dans ce domaine ».  

·       Mâlik b. Anas مالك بن أنس (m. 179 h.). Surnommé l’imam de la demeure de l’hégire (Médine). Chaque fois que Mâlik rapportait un hadith d’une personne, il s’assurait que sa narration soit acceptable.

·       Yahyâ b. Sa‘îd al-Qattân يحيى بن سعيد القطان (m. 198 h.). Il l’un des disciples les plus doués de Shu‘ba, leur méthodologie dans la critique des transmetteurs est assez proche. 

·       ‘Abd al-Rahmân b. Mahdî عبد الرحمن بن مهدي (m. 198 h.). Il a également étudié auprès de Shu‘ba, ses jugements dans ce domaine sont des références.

·       Yahyâ b. Ma‘în يحيى بن معين (m. 233 h.). Il était le compagnon de longue de date de l’imam Ahmad. Il a pratiquement un avis sur tous les transmetteurs qui l’ont précédé, c’est son domaine de spécialisation. 

·    ‘Alî b. al-Madînî علي بن المديني (m. 234 h.). C’est le seul savant auprès de qui Al-Bukhârî s’est fait discret comme il le dit lui-même. 

·       Ahmad b. Hanbal أحمد بن حنبل (m. 241 h.). Il est l’un des plus modérés dans ses critiques. Il est le chef de fil de toute une lignée de savants spécialisés dans cette branche comme Al-Bukhârî, Abû Dâwûd et Abû Zur‘a.

·    Al-Bukhârî البخاري (m. 256 h.). Son ouvrage, qui a fait sa célébrité, atteste de l’étendue de son savoir dans ce domaine.

·       Abû Zur‘a Ar-Râzî  أبو زرعة الرازي (m. 264 h.). L’imam Adh-Dhahabî avoua son admiration à l’égard de ce savant dont les critiques étaient équilibrées.

·    Abû Hâtim Ar-Râzî أبو حاتم الرازي  (m. 277 h.). Il ne valide un transmetteur que lorsque celui-ci est irréprochable. Par contre, quand il écarte un transmetteur, il vaut mieux vérifier son avis par un autre savant à cause de sa sévérité.

RSS Vimeo Twitter Facebook Moby Picture

Le VERSET DE LA SEMAINE

LES LETTRES DÉCOUPÉES ET LA CLARTÉ DU CORAN

L'une des critiques les plus utilisées par les orientalistes et les adversaires du Coran est de dire : comment concilier...

Le Hadith DE LA SEMAINE

CONTRÔLER SA LANGUE ET SES MAINS

D’après Abû Moussâ Al-Ash’arî, on demanda au Prophète, paix sur lui, quelle est la meilleure pratique de l’Islâm ? Il ré...

fatwas et conseils

FAIRE DES RÊVES ÉROTIQUES ANNULE-T-IL LE JEÛNE ?

Celui qui fait un rêve érotique, alors qu'il est en état de jeûne, ne récolte aucun péché et ...

Anecdotes et Citations

AU TEMPS OÙ LA PAROLE D’UN HOMME VALAIT DE L’OR

  D’après Abû Hurayra, le Prophète, paix sur lui, raconta cette histoire émouvante&n...

Retrouvez-nous sur Facebook

Profitez du magazine Islamique où et quand vous voulez. Abonnez-vous !

S'abonner à IslamMag c'est gratuit !

Connexion ou Inscription

SE CONNECTER

Inscription

Enregistrement de l'utilisateur
ou Annuler

Дървен материал от www.emsien3.com