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LES RÈGLES À RESPECTER DANS LA CRITIQUE DES TRANSMETTEURS DE LA TRADITION PROPHÉTIQUE Spécial

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Dans l’article précédent, nous avons abordé l’importance de la critique des transmetteurs pour valider les transmissions des traditions attribuées au Prophète, paix sur lui. À présent, nous traiterons des règles qu’il convient de suivre pour évaluer chaque maillon d’une chaîne de transmission.  

1.   L’expert de cette branche des sciences du hadith doit considérer le transmetteur à sa juste valeur. Il ne doit ni l’élever au-dessus de son statut ni le rabaisser. Il doit observer la modération et la mesure sans laxisme ni excès de zèle.

2.   La critique négative ne doit jamais dépasser les limites de la transmission du hadith. Il ne faut pas exploiter cette occasion pour calomnier ses adversaires. La critique négative fut autorisée pour cette nécessité et elle doit être strictement limitée à celle-ci. Malheureusement, de nos jours il existe des imposteurs autoproclamés qui s’autorisent les pires calomnies sur des savants sous couvert de la défense de la religion.  

3.   Il faut rapporter intégralement les critiques, qu’elles soient positives ou négatives, concernant un transmetteur et ne pas se contenter d’un seul témoignage, car cela relèverait de la malhonnêteté intellectuelle.

4.   La critique négative doit être étayée à l’inverse de la critique positive. Quand un savant écarte un transmetteur, il doit donner les raisons qui l’ont conduit à adopter cette position. Parfois, l’explication donnée n’est pas suffisante, voire injustifiée. Cet avis est partagé par la majorité des savants du hadith, comme le note Al-Khatîb al-Baghdâdî. On rapporte, par exemple, qu’un transmetteur fut écarté pour la simple raison qu’il a chevauché une mule.

Toutefois, Ibn As-Salâh fait une remarque intéressante à ce sujet. Il explique que les ouvrages qui traitent de l’identification des transmetteurs ne mentionnent que partiellement la critique négative. Dans la plupart des cas, ils ne la détaillent pas. Comment faire alors pour sortir de ce dilemme ?

Ibn As-Salâh répond lui-même à son interrogation, il écrit que les transmetteurs ayant reçu une critique défavorable non détaillée doivent être écartés, car il subsiste un doute à leur sujet. C’est ce doute qui nous permet de ne pas les intégrer comme des transmetteurs fiables. En revanche, si nous trouvons une critique favorable détaillée à leur encontre nous devons la privilégier.

Dans le cas où le transmetteur reçoit un jugement défavorable et un autre favorable par différents savants, il importe d’analyser la situation attentivement. La plupart des savants affirment qu’il faut privilégier la critique négative au détriment de la critique positive. Ils justifient cette position en disant que ceux qui ont écarté un transmetteur en savaient plus que ceux qui l’ont accepté, peu importe que ces derniers soient plus nombreux.  

Néanmoins, cette règle doit être utilisée avec précaution. En prenant cette règle à la lettre, on risque d’éliminer une grande partie des transmetteurs et pas des moindres, car très peu d’entre eux ont échappé à un jugement défavorable. C’est pourquoi en cas d’opposition des avis, il faut respecter les conditions suivantes :

§  La critique négative doit toujours être détaillée. 

§  Le savant qui rend le jugement ne doit pas avoir de conflit d’intérêts avec la personne critiquée. Par exemple, on ne prend pas en compte les critiques qui touchent des savants comme Al-Bukhârî, Muslim ou An-Nassâ’î par leurs paires. Les malentendus ainsi que la jalousie peuvent amener à ce type de dérives.

À ce propos, Adh-Dhahabî note qu’il n’y a jamais eu consensus sur le fait de valider un transmetteur faible ou d’écarter un transmetteur digne de confiance. De ce fait, les savants qui ont fait leurs preuves comme Abû Hanîfa ou Mâlik leurs transmissions sont validées d’office. Quant aux autres, il faut au moins deux témoignages qui vérifient de leur fiabilité.

Quand on posa la question à Ahmad au sujet d’Is-hâq b. Râhawayh, il s’exclamât : « Vous me questionnez sur un homme comme Is-hâq ? C’est un imam parmi les imams ! ». On interrogea aussi Yahyâ b. Ma‘în au sujet d’Al-Qâssim b. Sallâm, il répondit : « Vous interrogez un homme comme moi sur lui ? C’est lui que vous devez interroger sur les autres ! ».

Ibn ‘Abd al-Barr va un peu plus loin, il écrit que toute personne dont les savants ont reconnu son implication dans la science devient de ce fait digne de confiance. Il fut soutenu par Adh-Dhahabî, Al-Mizzî et d’autres. En effet, les savants ne peuvent admettre au sein de leur cercle des personnes qui ne respectent pas les critères de l’honnêteté et de la compétence.

 

Quelques remarques importantes

§  Les critiques perdent leur valeur si elles restent vagues et imprécises. Par exemple quand un savant affirme qu’il fut informé par un homme digne de confiance. Comme on ne sait pas de qui vient cette critique, alors on s’abstient de valider son propos. Il est possible qu’il soit digne de confiance pour lui, mais pour d’autres il ne l’est pas.

§  Quand un savant rapporte un hadith, ce n’est pas forcément une marque d’admissibilité de son transmetteur à moins qu’il n’exige de rapporter que des personnes dignes de confiance comme ce fut le cas d’Al-Bukhârî et de Muslim.

§  Le fait qu’un savant s’appuie sur un hadith pour soutenir un avis juridique n’est pas en soi une preuve de son authenticité. De même, le fait qu’il soutienne un avis contraire à un hadith n’est pas non plus une preuve de son invalidité. L’imam Mâlik, par exemple, a écarté 70 hadiths figurant dans son Muwattâ’ de ses avis juridiques (Ibn ‘Abd al-Barr, Djâmi‘ Bayân al-‘Ilm).

§  Plusieurs raisons peuvent pousser un savant à ne pas prendre en compte un hadith. En voici quelques-unes :

·       Estimer que le hadith est abrogé

·       Considérer que le hadith contredit un autre plus authentique

·       Juger que le hadith peut être compris de différentes manières

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