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LES SCIENCES DE LA TRANSMISSION DE LA TRADITION PROPHÉTIQUE Spécial

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L’étude de la transmission et de l’identification des transmetteurs est une branche à part entière de la science du hadith. Dans cette partie, nous aborderons les différentes catégories de transmetteurs et les spécificités de chacune d’entre elles.

Le transmetteur الراوي : il s’agit de celui qui reçoit une information et la communique par l’un des canaux de la transmission, autrement dit, il est l’un des maillons de la chaîne de transmission. Les savants ont classé les transmetteurs en fonction de leur importance. Voici ces titres par ordre croissant :

Le simple transmetteur (al-Musnid) المسِند : il s’agit de celui qui rapporte une information avec sa chaîne de transmission.

Le traditionniste (Al-Muhaddith) المحدث : il s’agit de celui qui se spécialise dans la science du hadith et fait de cette discipline son domaine de prédilection. 

L’expert du hadith (Al-Hâfizh) الحافظ : il s’agit de celui qui a longuement et profondément étudié cette science au point de devenir une autorité incontestable. Le terme arabe fait référence à un grand maître dans la mémorisation des récits. Tous les grands savants du hadith portent ce titre.

Plusieurs qualifications honorifiques furent forgées pour évaluer le degré d’autorité du savant du hadith, parmi lesquels nous pouvons citer :

L’argument (Al-Hudjja) الحجة : il s’agit de celui qui a mémorisé au moins 300 mille traditions avec leurs chaînes de transmission. 

Le juge (Al-Hâkim) الحاكم : il s’agit de celui qui connaît pratiquement toutes les traditions de son époque. De ce fait, ses décisions font autorité.

Le commandeur des croyants dans le hadith (Amîr al-mo'minîn fî al-hadîth) أمير المؤمنين في الحديث: ce titre honorifique est le plus élevé dans cette science. À titre d’exemple, il fut attribué parmi les anciens à Sufyân Ath-Thawrî (m. 169 h.) et Al-Bukhârî (m. 256 h.) et parmi les générations tardives à Ibn Hadjar (m. 852 h.).

 

Les conditions exigées pour valider un transmetteur

L’étude de ces conditions est de la plus haute importance, car c’est à travers elles que nous pouvons ou non accepter un transmetteur dans une chaîne de transmission. Selon la définition donnée par Ibn As-Salâh, le transmetteur doit être honnête et compétent.

Pour être honnête, il faut remplir les conditions suivantes :

1. Être musulman (Al-Islâm) : cela va de soi, on ne confie pas la transmission des principes de la religion à celui qui n’adopte pas ses fondements. 

2. Être adulte (Al-Bulûġ) : la majorité est exigée car c’est à travers elle qu’on devient responsable. 

3. Être sain d’esprit (Al-'aql): il faut disposer de toutes ses facultés mentales pour savoir ce que l’on transmet.

4.  La vertu (al-'adl): elle se caractérise par deux choses, premièrement il ne faut pas se rendre coupable d’un péché capital et deuxièmement il ne faut pas insister à refaire des petits péchés.

 

5. La prestance (al-murû'a) : c’est par cette qualité morale que l’individu impose le respect. Pour cela, il faut éviter les comportements grossiers comme uriner en public, rire sans raison ou porter des vêtements sales ou extravagants. 

Quand toutes ces qualités sont réunies en une personne alors nous pouvons dire qu’elle est digne de confiance. Il nous reste encore la vérification de sa compétence pour la valider définitivement.

La compétence du transmetteur est évaluée par les experts de cette science. Ils vérifient d’abord s’il a une bonne mémoire qui lui permet de transmettre exactement ce qu’il a entendu de ses maîtres. Ensuite, ils vérifient s’il comprend ce qu’il transmet sans se tromper de sens. Plus un transmetteur est fidèle dans la transmission, sans rien y ajouter ni rien y retirer, plus sa compétence est confirmée.

En revanche, si le transmetteur fait beaucoup d’erreurs et inverse des phrases et modifie le sens de ce qu’il transmet, on ne le prend pas en considération. On le classe parmi les transmetteurs faibles même s’il est digne de confiance. De même, si sa compétence ne fait pas de doute, mais il manque une des conditions vérifiant sa confiance, on le classe aussi parmi les transmetteurs faibles voire parmi les charlatans s’il invente des traditions et les attribue au Prophète PSL. Une fois la compétence et l’honnêteté vérifiées, le transmetteur fait alors preuve de probité. On dit alors de lui qu’il est fiable "thiqa" ثقة.

Les conditions que nous venons de relever ont pour conséquence les points suivants :

Le transmetteur doit être musulman au moment de la communication de son hadith. On n’accepte aucune tradition remontant au Prophète PSL dans laquelle figure un mécréant dans la chaîne de transmission.  

L’enfant ainsi que celui qui souffre de troubles mentaux sont aussi exclus, car leur responsabilité légale n’est pas engagée.

Le pervers est écarté même s’il n’a pas été pris en flagrant délit de mensonge, car il a bravé les interdits de Dieu en public. Toutefois, si son repentir est sincère il est réintégré tant que sa déviance ne consistait pas à mentir sur le Prophète PSL.

 

Divers motifs d'exclusion

 

La transmission de l’innovateur. L’innovateur est celui qui a une croyance déviante par rapport à l'orthodoxie. Cette déviance se divise en deux catégories : une innovation mineure et une autre majeure. La mineure maintient son auteur dans la religion tandis que la seconde l’exclut. Ainsi, la transmission de celui qui se rend coupable d’une innovation majeure n’est pas acceptée, car l’innovateur n’est plus musulman. Quant à l’auteur d’une innovation mineure, sa transmission est acceptée tant qu’il ne fait pas de propagande pour son innovation. Al-Bukhârî, par exemple, accepte les transmissions de ceux qui ont adopté la doctrine shiite ou khâridjite.

Le cas du transmetteur qui fait de cette discipline son métier. Depuis l’époque des compagnons, la transmission du hadith se faisait sans rémunération, mais par la suite sont apparus des transmetteurs qui exigeaient de leurs élèves une compensation. Ces transmetteurs furent écartés, car la Sunna devient de ce fait une marchandise qu’on peut monnayer. Apparaît alors le risque de mentir sur le Prophète PSL juste pour gagner sa vie. Il y a toutefois quelques exceptions comme Ibn Dukayn, un des maîtres de l’imam Ahmad qui était pauvre et qui acceptait d’être payé. Notons que la grande majorité des grands savants ne prenaient pas d’argent pour enseigner la Sunna et ils le refusaient quand on le leur donnait.

Le cas du transmetteur inattentif. Quand on teste un transmetteur au sujet d’une tradition qu’il n’a jamais transmise et prétend l’avoir fait, il est écarté même s’il est digne de confiance, car il témoigne d’un manque d’attention. On peut classer dans cette catégorie ceux qui oublient ou qui ont des trous de mémoire.

Le cas du transmetteur qui contredit un autre plus compétent que lui. Celui qui rapporte un hadith et se trouve être seul à l’avoir entendu et qui de surecroît contredit des traditions authentiques, on écarte sa transmission.

Le cas du transmetteur qui manifeste de l’entêtement à transmettre des traditions fausses ou qui contiennent des erreurs. Après avoir été averti, il est exclu de la chaîne de transmission s’il persiste à refaire la même erreur.

Le cas du transmetteur qui rapporte des traditions d’un livre. Celui-ci doit s’assurer que le livre en question appartient bien à son auteur et que les traditions qui y sont transmises sont authentiques. De nos jours, c’est essentiellement ce procédé qui est utilisé.  

Après la période de la codification de la tradition prophétique, les savants s’appuyaient en premier lieu sur les copies des ouvrages composés par les grands savants du hadith comme Mâlik, Ahmad, Al-Bukhârî et Muslim. Une fois que la transmission orale fut entièrement couchée sur le papier, les savants ont revu les exigences décrites ci-dessus à la baisse, car il n’y avait plus besoin de vérifier la mémorisation du transmetteur, il fallait juste s’assurer que la copie du livre dont il rapporte les traditions appartient bien à son auteur et qu’elle ne contient pas d’erreurs de transcriptions.

1.       Être musulman : cela va de soi, on ne confie pas la transmission des principes de la religion à celui qui n’adopte pas ses fondements.

 

2.       Être adulte : la majorité est exigée car c’est à travers elle qu’on devient responsable.

 

3.      Être sain d’esprit : il faut disposer de toutes ses facultés mentales pour savoir ce que l’on transmet.

 

4.       La vertu : elle se caractérise par deux choses, premièrement il ne faut pas se rendre coupable d’un péché capital et deuxièmement il ne faut pas insister à refaire des petits péchés. 

 

5.      La prestance : c’est par cette qualité morale que l’individu impose le respect. Pour cela, il faut éviter les comportements grossiers comme uriner en public, rire sans raison ou porter des vêtements sales. 

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